Archives

ARCHIVES 2000

5° Estivales du Château du Pin

Programmation

17 juillet à 19 heures : inauguration des Estivales et des expositions.
17 juillet-17 septembre : expositions. 
Colette Bonzo : peintures, dessins. 
Martine Diersé : sculptures, terres et bois.
Corine Petitpierre : installation, vidéo.
André Carpentier : photographies.
Yvan Clédat : installation vidéo, vidéo. 
Didier Stéphant : installation.
18 juillet au 15 septembre : visites commentées du château, des jardins et des expositions : mardi, mercredi, jeudi, vendredi à 16 h 30 ou sur rendez-vous (04.75.38.05.26). Durée 1 h 30. Entrée 30 et 15 F.
Mardi 18 et mercredi 19 juillet, 20 h 45 : concert. Pascal Polidori et Vianney Rabhi, duo de guitares. Granados, Mario Castelnuovo-Tedesco, Hændel, Fauré, Manuel de Falla, Brahms. 
Places : 70 F. Sur réservation.
Mercredi 26, jeudi 27 et vendredi 28 juillet, 20 h 30. Performance / chorégraphie / lecture. La Chambre rose par la Compagnie “Hop là! Nous vivons” et dix lecteurs. 
Places : 70 F. Sur réservation.
Mercredi 16, jeudi 17, vendredi 18, samedi 18 et dimanche 20 août : théâtre, création. Mandibule de Christian Bontzolakis, mise en scène et interprétation Véronique Estel. 
Places : 70 et 35 F. Sur réservation.
Samedi 16 et dimanche 17 septembre, 17 h : Journées Européennes du Patrimoine. Visite Surprise, visite théâtralisée. Conception et réalisation Christian Bontzolakis. 
Entrée : 30 et 20 F. Sur réservation.

Colette Bonzo, peintures, dessins

Dédiée cette année au thème de la nourriture (terrestre ou non!) la présentation de peintures et de dessins de Colette Bonzo (1917-1967) s’axe autour de trois oeuvres majeures des années 50 : Les Mangeurs de Mouton, La Cène et Le Christ chassant les marchands du temple.

cf: Le Christ Chassant les Marchands du Temple (Voir DETAIL ) Colette Bonzo - Huile sur Toile - 2m x 2m - 1959

En regard de ces tableaux monumentaux, d’autres peintures - animaux morts ou vifs, tête de Saint-Jean-Baptiste, convive enfantin, charrette de veaux qu’on emmène à l’abattoir, braconnier de retour de chasse par exemple. En 1957, Colette Bonzo écrit : Les bêtes mortes, tuées par la nécessité même de notre vie, m’ont accaparée pendant un moment. Du “Lièvre écorché” à “La poularde”, du “Camion de viande” à “La carpe”, c’est tout un holocauste dans la somptuosité des chairs vermillonnées, des plumes, des écailles qui accrochent si bien la lumière. Et, en 1966, évoquant le projet d’une grande toile, elle parle de la mort présente au banquet de la vie… L’ensemble est parfaitement représentatif de l’expressionnisme auquel se rattache Colette Bonzo : violence de la couleur, hardiesse du trait, rapidité d’exécution, indissociables d’un message spirituel, social et politique. La toile des Mangeurs de Mouton est par ailleurs intégrée à la scénographie d’une création théâtrale au château du Pin, Mandibule, de Christian Bontzolakis, mis en scène et interprété par Véronique Estel (16 au 20 août).
Colette Bonzo est autodidacte; sa brève carrière recouvre une quinzaine d’années dans l’après-guerre. Bernard Dorival, l’un des fondateurs du Musée National d’Art Moderne, la rattache à “cette famille spirituelle qui compte un Goya, un Daumier, un Soutine”. Une œuvre conçue “sans aucun souci des modes éphémères et des poncifs du jour, en accord, en revanche, avec la sensibilité profonde de notre temps et l’évolution générale de l’art”.

Martine Diersé, sculpture

Coupes, récipients - “contenants” ? -, qui semblent destinés à quelque rituel tragique et grotesque, les terres cuites émaillées de Martine Diersé ont été créées pour le théâtre*. Le bestiaire qui les anime accentue encore leur caractère barbare. Ces contenants-là parlent de sacrifices, d’actes terribles. Quels convives oseront y plonger les doigts, y tremper leurs lèvres?
Dans les jardins du château du Pin, les visiteurs peuvent par ailleurs suivre un parcours jalonné par ses grandes terra cotta et par une série de ses bois, mâts parfois immenses, travaillés à la tronçonneuse.
Des lignes droites qui soudain se déforment, fléchissent, comme si, désarticulées, elles hésitaient entre ciel et terre; des bois bruts, seulement écorcés, souvent en châtaignier, rythmés par la répétition d’entailles - étrange broderie qui évoque la scarification et la blessure. D’autres mâts, peints de couleurs violentes, animent l’espace d’ailerons mobiles aux formes géométriques - signaux dérisoires et ludiques à la fois.
* Mandibule, de Christian Bontzolakis, mis en scène et interprétation Véronique Estel, représentations au château du Pin du 16 au 20 août.
Diplômée de l’Ecole des Arts décoratifs de Strasbourg et titulaire du Diplôme National des Beaux-Arts, certifiée arts plastiques, Martine Diersé vit et travaille en Ardèche depuis 1975. Expositions en Ardèche, dans la Drôme et à Lyon. Ses œuvres figurent dans des édifices publics et des collections privées. Son atelier est au château du Pin.

Corinne Petitpierre, installation, vidéo

Il est question d’une famille de formes intimement liées au monde organique. Ces formes se déclinent à partir d’une caractéristique commune : posséder trois extrêmités, trois terminaisons. Ce sont des membranes fines, des enveloppes vides cousues dans un tissu fragile comme pourraient l’être des vêtements. La présence de ces mues abandonnées organise l’espace de l’ancienne cuisine du château - sol en rocher brut, murs, voûte et cheminée en pierre -. Leur prolifération dessine un volume, une sorte de nuée.
A côté de la cuisine, une minuscule pièce, la “souillarde”, accueille une autre installation, les parois de ce qui semble être un fragment de corps. Organes, réseaux, tubes, excroissances, aspect viscéral d’un intérieur.
Les formes créées par Corine Petitpierre créent d’emblée un malaise : comme si d’étranges animaux circulaient en nous et nous offraient leurs métamorphoses. Ces œuvres portent en elles le foisonnement de l’infiniment petit, son inquiétant et élégant grouillement.

Scénographe et plasticienne, Corine Petitpierre est diplômée de l’Ecole Supérieure des Arts et Techniques. Depuis 1994, elle participe (côté plateau, côté décor ou côté costumes) à de nombreux spectacles où performances, théâtre et chorégraphie se conjuguent. Elle est co-fondatrice de la Compagnie “Hop là! Nous vivons”.

Corinne Petitpierre : installation, Estivales du Château du Pin, 2000.

Yvan Clédat, installation, vidéo

Installation vidéo : un homme, nu, marche le long de parois en bois percées d’ouvertures de formes variables (l’espace est circulaire et la caméra située au centre de l’architecture effectue une lente rotation sur elle-même). Absorbé par son propre mouvement, l’homme apparaît ou disparaît du champ de la caméra au gré de ce travelling giratoire. Parfois il prend position à l’intérieur d’une embrasure dont le dessin épouse alors parfaitement la périphérie de son corps.
Ajoutant son propre déplacement rotatoire et indépendant, un faisceau lumineux (sorte de scanner) balaie l’espace et multiplie ainsi les probabilités d’évènements formels.
Le moniteur diffusant ce film est posé sur une pile de plaques de bois (vestiges du tournage) dont la tranche laisse percevoir les découpes pratiquées dans chacune d’entre elles.
Vidéo (Yvan Clédat et Corine Petitpierre), La douche : deux personnes se livrent à une étrange activité dans l’espace d’une douche publique.

Photographe et plasticien, diplômé de l’Ecole Supérieure d’Arts Graphiques de Paris, Yvan Clédat travaille pour des entreprises, pour la presse et des compagnies théâtrales. Création lumière pour des spectacles, réalisations vidéo, installations sonores participent de son travail de plasticien. Expositions personnelles de photos au Théâtre des Arts (Cergy-Pontoise), à la Maison d’Arrêt du Val-d’Oise et au TNT à Bordeaux. Il est co-fondateur de la compagnie “Hop là! Nous vivons”.

Didier Stéphant, installation

Posées contre les murs extérieurs du château du Pin en manière d’étais, les oeuvres de Didier Stéphant, travaillent à la fois sur l’équilibre, le déséquilibre et la fragilité parfaitement maîtrisés. Bois de flottage, cordages, branches viennent à la rencontre d’éléments, minéraux ou bois poncés, parfois peints, à la géométrie raffinée. L’humour, la légèreté aérienne de ses compositions, les rapports entre le plein et le vide qu’elles suggèrent forment de subtils contrastes avec les grès roses et gris et la végétation des vieilles murailles.

Didier Stéphant vit et travaille dans la région parisienne. Ses oeuvres ont été exposées dans de nombreuses galeries et musées, à Paris, en province et à l’étranger. Notamment à l’ARC (Musée d’Art Moderne de Paris), au CNAP, au Grand Palais, aux Etats-Unis, au musée d’Art Moderne de Gallarate (Italie), en Hongrie et au musée de Saragosse (Espagne). Elles ont fait l’objet de plusieurs commandes publiques en France, dont une pour l’Arche de la Défense. Architecte de formation, Didier Stéphant est également scénographe et metteur en scène: il a, entre autres, travaillé avec la chorégraphe américaine Susan Buirge; avec Marianne Alphant, Rémy Hourcade et Yvon Davis au théâtre de Gennevilliers (Centre Dramatique National). Il est le co-fondateur du Théâtre Incarnat.

Didier Stéphant, installation, Estivales du Château du Pin, 2000. Didier Stéphant, installation, Estivales du Château du Pin, 2000. Didier Stéphant, installation, Estivales du Château du Pin, 2000.

André Carpentier, photographies

Né en 1951 à Mazingarbe, dans le Pas-de-Calais, André Carpentier vit en Ardèche, à Fabras depuis 1974. Electro-mécanicien à la verrerie BSN de Labégude, il a deux passions, la chasse et la photo, noir et blanc et couleur - qu’il pratique depuis l’âge de 17 ans. Photos de son usine (présentées l’an dernier aux Aubenades) ou clichés de chasse - gibier, repas de chasseurs de Fabras - exposés au château du Pin, la force de son témoignage est là, vécue avec les tripes et un regard à vif. Il privilégie la lumière, le modelé de l’image, la fugacité : “Une photo, ça ne se commande pas, dit-il, ça saute aux yeux. Chasse avec l’appareil photo ou chasse avec l’arme, il faut toujours être réceptif, prêt. Dommage qu’on ne puisse pas faire les deux à la fois! Pression sur le déclencheur ou sur la détente, si c’est manqué c’est manqué! On n’a jamais deux fois la même expression devant soi.” Et, dans chaque cas, il faut la patience, la discrétion - sinon on ne voit rien. Il se souvient de cet affût où un chevreuil pila devant lui et de son regard qui disait : “Tu vas tirer ou tu ne vas pas tirer?” Ce jour-là le chasseur ne tira pas.
Accrochées dans une salle des Gardes envahie de trophées et d’animaux empaillés d’Ardèche ou d’ailleurs - un décor conçu par Martine Diersé - les photographies d’André Carpentier semblent participer d’un troublant cérémonial.
André Carpentier a notamment participé aux Aubenades de la Photo au Centre Culturel Le Bournot (Aubenas) de 1996 à 1999 et exposé à la Banque Marze d’Aubenas en 1999. Il a illustré le “Dictionnaire Français-Nord-Occitan” (Editions Jean-Pierre Huguet) et prépare un ouvrage sur les vieilles granges ardéchoises “Les sources et les granges”.

Vianney Rabhi, Pascal Polidori, concert, duo de guitares

En 1998, Vianney Rabhi était venu en soliste au château du Pin. Il revient cet été avec Pascal Polidori pour deux concerts uniques dans la région. Ensemble, ils constituent le seul duo de guitares formé de premiers prix, premiers nommés du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, classe d’Alexandre Lagoya. Un duo d’exception qui offre, avec un sens inné de la scène, la poésie profonde de leurs interprétations. Leur art est un hommage aux plus grands compositeurs classiques. Pour eux, la guitare est un instrument infiniment humain, capable de toutes les finesses, de toutes les nuances. Presque une voix aux timbres inouis. Ils s’expriment au plus profond, via une technique et une sensibilité impressionnantes. Le programme qu’ils ont choisi d’interpréter leur permet de découvrir, d’inventer, d’aller sans cesse plus loin dans l’audace maîtrisée.
Leurs trajectoires respectives les ont conduits à donner plusieurs centaines de concerts en France et dans plus de trente pays. Pascal Polidori et Vianney Rabhi on été invités à de nombreux festivals - Festival de musique sacrée de Nice, Festival de musique de Bonifacio, Festival de Porquerolles, Festival de Calvi, Festival International du domaine Forget au Canada, Festival International de Guitare de Rabat… Ce sont aussi des habitués des émissions télé et radio à travers le monde.

Compagnie “Hop là! Nous vivons”, performance chorégraphie lecture
26, 27, 28 juillet 2000 - 20 h 30
LA CHAMBRE ROSE, performance / chorégraphie
Réalisation et interprétation : Corinne Hadjadj, Corine Petitpierre, Yvan Clédat.

Trois personnages (nus) vont et viennent à l’intérieur d’une chambre de couleur rose. Ils portent, tirent, basculent des modules (roses). Parfois, un corps s’immobilise à l’intérieur d’un de ces modules qui apparaît alors comme son exact contour. Tentative d’épuisement des combinaisons chorégraphiques et formelles, cette performance n’intègre aucune chronologie : l’activité, fonctionnelle et minimale, obéit à des commandements qui nous parviennent dans un chuchotement à peine audible. Les spectateurs regardent à travers des oeilletons pratiqués dans un des murs de la chambre.
La Cie “Hop là! Nous vivons” est un collectif qui réunit des créateurs (danse, musique, arts plastiques) préoccupés par la recherche de nouvelles formes de spectacles sans frontières ni hiérarchies entre les disciplines. Plasticien, musicien ou chorégraphe, chacun participe à la conception du spectacle et à son déroulement sur scène. Chaque création est conçue à partir d’un travail plastique spécifique. Derniers spectacles : “De l’arrangement des membres” et “CISFINITUM (chaque forme est un monde)” dans le cadre du festival “Nous n’irons pas à Avignon”, à Vitry-sur-Seine.
Chorégraphe et interprète Corinne Hadjadj a été formée à l’Académie internationale de danse classique et contemporaine de Lyon. Elle a suivi des stages du TDC à Essen et avec Pina Bausch, Suzanne Linke, Murray Louis, Dominique Petit. Interprète pour Hugo Verrecchia, Lyne de Fages, Sylvie Duchêne et Urban Sax, elle est co-fondatrice de la Compagnie Hop là! Nous vivons.

Yvan Clédat / Corinne Petitpierre / “La chambre rose”, performance et installation vidéo (Estivales du Château du Pin - 2000) Yvan Clédat / Corinne Petitpierre / “La chambre rose”, performance et installation vidéo (Estivales du Château du Pin - 2000)

Journées Européennes du Patrimoine
16 et 17 septembre 2000
“VISITE SURPRISE”, visite théâtralisée
Conception et réalisation Christian Bontzolakis

Visite Surprise, ou comment visiter un château du XVI° siècle typique des bastides de la Cévenne ardéchoise en suivant un parcours très atypique… Un guide pas comme les autres suit la trame historique et architecturale liée au site, mais il l’interprète de façon très particulière. Le thème national des Journées Européennes du Patrimoine, Patrimoine du XX° siècle, est au coeur de ce dispositif théâtral qui englobe les nombreuses oeuvres contemporaines (peintures, sculptures, installations, vidéos, photos) présentes dans les salles du Château du Pin.
Visites/théâtre le samedi 16 et le dimanche 17 septembre à 17 h. Sur réservation au 04.75.38.05.26, par fax au 04.75.94.10.69 ou par courrier : Château du Pin 07380 Fabras. Entrée : 30 et 20 F.

ARCHIVES 2001

6° Estivales du Château du Pin

Programmation

“PAYSAGES”
17 juillet - 16 septembre 2001

Paysages? Vous avez dit paysage(s)? Cette ” étendue de pays qu’on embrasse d’un seul coup d’œil “. Paysages d’ici, par exemple - Château du Pin, à Fabras, dans sa gangue de verdure, en Cévenne ardéchoise. ” Assez vaste pour permettre de chercher en vain “. ” Assez restreint pour que toute fuite soit vaine “(1), comme dit Beckett (1). Paysages où nous marchons, pieds et regards, en humant, en caressant. Et l’oreille en paysages pourquoi pas. Paysages subjectifs. Chacun le sien, pour tous, offerts dans ce lieu, en ces mois d’été. Points de vue paysage(s).

1) Cité par Georges Didi-Hubermann dans “L’homme qui marchait dans la couleur”, Editions de Minuit, Paris, 2001

17 juillet à 18 heures : inauguration des Estivales et des expositions.
- Evénement : Paysage typographique, l’arrivée de la presse typographique de la Fondation Royaumont dans les cuisines du Château du Pin.
- Expositions (jusqu’à fin septembre)
- Colette Bonzo, Paysages du peintre, peintures, dessins.
- Martine Diersé, Paysages céramique, sculpture, installations in situ.
- Brigitte Kohl, Paysages graphiques, mur d’images, installation in situ.
- Odile Rivière, Paysages de pierre, sculpture, installation in situ.
. 26, 27 et 28 juillet à 20 h 30 : théâtre, création. La sculpture est-elle une marionnette? Texte et mise en scène : Christian Bontzolakis. Avec Monique Scheigam, Martine Diersé, Corinne Petitpierre.. Juillet/août (date à préciser) : Paysages de l’édition, lectures. Paysages de Colette Bonzo, de Patrick Combes. Paysages de Martine Diersé, de Bernadette Menu. Lectures par les auteurs..
.22, 23 et 24 août à 20 h 30 : chant/musique, création. Les chants du paysage, par Véronique Estel, accompagnée à l’accordéon. Textes : Jean Ferrat, Colette Bonzo, Véronique Estel, Georges Didi-Hubermann, Eric Chevillard, Christian Bontzolakis. Adaptation et montage : Christian Bontzolakis.
. 15 et 16 septembre à 15 h 30 : Journées Européenne du Patrimoine. Visites guidées du Château et des oeuvres exposées. Rencontres et débats autour du thème Paysages/patrimoine réunissant plasticiens, philosophes, architectes, agriculteurs, musiciens, historiens…
. 18 juillet au 15 septembre : visites commentées du château, des jardins et des expositions : mardi, mercredi, jeudi, vendredi à 16 h 30 ou sur rendez-vous (04.75.38.05.26). Durée 1 h 30. Entrée 30 et 15 F.

Colette Bonzo, peintures, dessins

Colette Bonzo (1917-1967) peignit peu de paysages au sens traditionnel du terme mais son oeuvre entier est paysage. Cieux et mers, terres et pavés, dans leur houle, leur tempête, leur élan et leur fragmentation, brossent des horizons violemment colorés, souvent immenses, où la présence humaine, animale, semble fuir et se fondre. Les figures et les corps, les objets mêmes, à travers le dynamisme de leur architecture, la densité de la matière, ouvrent des perspectives où l’œil s’engouffre. Le Bal au bois de Païolive (1964) à travers la dislocation de coloris oranges, jaunes et verts, brasse des couples en fusion avec la nature : le paysage entre dans la danse. Au contraire, avec L’ours et le lion (1964) cette technique fixe un paysage minéral gris et bleuté à l’immobilité angoissante. Une sensation déjà présente dans des marines de l’Ile de Sein, écueils du Cochon ou du Sphinx (1957) où les déferlantes émeraudes montent à l’assaut de plaques ocres. Cette série de marines n’avait pas été exposée depuis la rétrospective organisée en 1976 par Max-Pol Fouchet au Château de Saint-Ouen (Seine Saint-Denis). Avec, entre autres, des paysages d’Ardèche, une trentaine de toiles et de nombreux dessins, les paysages de Colette Bonzo présentés dans les salles du château du Pin, offrent d’infinis voyages.
Peintre autodidacte, Colette Bonzo est autodidacte; sa brève carrière recouvre une quinzaine d’années dans l’après-guerre. Bernard Dorival, l’un des fondateurs du Musée National d’Art Moderne, la rattache à “cette famille spirituelle qui compte un Goya, un Daumier, un Soutine”. Une œuvre conçue “sans aucun souci des modes éphémères et des poncifs du jour, en accord, en revanche, avec la sensibilité profonde de notre temps et l’évolution générale de l’art”.

Martine Diersé, paysages céramique

Voici des fleurs. Des fleurs céramique dressées sur hampes, fers à béton en guise de tiges. Etranges parterres poussés sur flot de pouzzolane, au milieu des figuiers, des vignes et des murailles. Érigées, leurs corolles, nous regardent autant que nous les regardons. Elles ont subi les métamorphoses de la main et du feu. Leur sève s’est faite glaçure céladon, bleutée, ocre, rougeâtre. Lumière et brillance. Entre bataille, sauvagerie et douceur extrême, ces mutantes prennent forme de mains, de doigts déchirés ou de bulles, de têtes aussi, vives. D’autres fleurs, en terre réfractaire grossière, prolongeant des piquets de bois entaillés à la tronçonneuse sont placées dans l’ancienne prison du château. Parfums à l’appui ? genévrier et châtaignier. Au centre de la pièce, s’épanouissent des briques fendues, vrillées et remodelées. Sur la terrasse, un arbre bourgeonne : s’y enroulent des pampres et des fruits, ses branches fleurissent de membres, masques et mascarons. Renaissance revisitée
Diplômée de l’Ecole des Arts décoratifs de Strasbourg et titulaire du Diplôme National des Beaux-Arts, certifiée arts plastiques, Martine Diersé vit et travaille au Château du Pin à Fabras, en Ardèche, depuis 1975. Expositions en Ardèche, dans la Drôme et à Lyon. Elle associe la terre et le bois pour un travail plastique à la fois raffiné et brutal, sobre et sophistiqué, spontané et pensé. Ses œuvres figurent dans des édifices publics et des collections privées. Son atelier est au château du Pin.

Paysages typographiques, événement

L’arrivée de la presse typographique de la Fondation Royaumont dans les cuisines du Château du Pin
 le 17 juillet à 18 h, lors de l’inauguration des 6° Estivales.
La Fondation Royaumont, dans le Val-d’Oise, est la première des fondations culturelles française. Elle a centré son action autour de la création musicale, de la composition chorégraphique et de la poésie contemporaine. Elle vient de faire don à l’Association Colette Bonzo d’une magnifique presse typographique qui, à partir de 2002, servira à éditer textes et gravures et sera utilisée pour des ateliers. Cette presse a une histoire, une mémoire, un paysage typographique. Son installation dans les anciennes cuisines du château du Pin crée un événement. Les nombreux textes, les poèmes, les livres qu’elle a imprimés seront évoqués en présence de Nathalie Le Gonidec, bibliothécaire et archiviste de la Fondation Royaumont et de Rémy Hourcade, Directeur de Langages &
Écritures à la Fondation. Des voûtes de l’abbaye de Royaumont à celles du Pin, des plaines et forêts du Val-d’Oise aux montagnes de la Cévenne ardéchoise, on célébrera son road-movie, un savoureux voyage en paysages multiples, géographiques.

Brigitte Kohl, paysages graphiques

Photographe, elle se dit ” fatiguée des expositions murales et des tirages papier, frustrée du manque de construction, envieuse des créateurs in situ. Elle a besoin de penser en trois dimensions, d’appliquer une réflexion architecturale, d’envahir l’espace et de créer le mouvement dans le volume ” - bref, elle a “besoin de prendre des risques”. L’habillage graphique qu’elle propose cet été pour la façade et la tour sud du château du Pin - immense installation d’un mur d’images sur le thème du rail, calques polyester sur armature métallique - décline le paysage : panorama, perspective, spectacle, vision, opposition. Opposition entre le paysage / campagne et le graphisme ferroviaire industriel, mise en perspective d’une architecture Renaissance revisitée, panorama d’un paysage métamorphosé. La photographie enveloppe et pénètre à la fois les grès roses et gris de 1a façade, l’arrondi de la tour, d’où surgissent la béance des fenêtres et des portes. Et la lumière, le soleil, la pluie. Spectacle en trois dimensions d’une demeure éphémère. Pour que le public “se laisse impressionner à son tour …comme la pellicule”.
Née à Courbevoie (Seine Saint-Denis), Brigitte Kohl vit et travaille à Vaugelas dans la Drôme. Reportages, catalogues, portraits, installations photographiques in situ, images musicales, travaux photographiques sur la matière métallique et la matière fluide, livre d’artiste : ses oeuvres ont été présentées en France, à Paris, Lyon, Cannes, Grasse et à l’étranger. Notamment, récemment, à Bruxelles dans le cadre de la Marche Mondiale des Femmes, à Valence ( “Je voudrais vous dire”, organisé par le CRAC Rhône-Alpes). En Ardèche, elle a participé à plusieurs reprises aux “Aubenades de la Photo” et exposé à Viviers, Saint-Martin d’Ardèche, Guillerand-Granges, Bourg Saint-Andéol, Cruas, Vals-les-Bains.

Brigitte Kohl - Installation photographique Brigitte Kohl - Installation photographique Brigitte Kohl - Installation photographique “Visions ferroviaires” Brigitte Kohl - Installation photographique “Visions ferroviaires” Brigitte Kohl - Installation photographique “Visions ferroviaires”

Odile Rivière, paysages de pierre

Est-ce parce qu’elle aime tant les chemins d’Ardèche - elle anime l’association Drailles et Calades qui entretient les sentes de sa commune?- Odile Rivière a, depuis toujours, la passion des pierres. Granit de la Cévenne ou calcaire de Ruoms, elle décèle dans le grain et la trame minérale des signes, paysages minéraux en devenir qu’elle transforme en visages. Ces têtes de pierre, encore prises dans leur gangue, travaillées au burin, longuement, patiemment, énigmatiques et denses, renvoient à l’art brut. Quand on se rend chez elle, près des orgues basaltiques de Fabras, on les retrouve posées contre un muret, parfois celées par les herbes, comme là depuis toujours. Leur poésie a la force de l’évidence. Elles sont partie intégrantes du paysage. Cet été elles seront enchâssées dans les contreforts de la façade ouest du château du Pin, rude paysage minéral ainsi façonné à visage humain.
Autodidacte, Odile Rivière vit et travaille à Fabras, en Ardèche. Elle présente ses oeuvres en public pour la première fois.

Odile Rivière, Têtes en granit, Château du Pin, 2001

Paysages de l’édition, lectures
” Paysages de Martine Diersé “, de Bernadette Menu
”, “Paysages de Colette Bonzo “, de Patrick Combes
Lectures et dédicace des auteurs en juillet-août (dates à préciser).

Ces livres, publiés par l’Association Colette Bonzo, sont les premiers d’une collection de textes accompagnés d’illustrations liés aux oeuvres exposées au château du Pin. Textes brefs conçus par des écrivains à propos de travaux plastiques, ils peuvent prendre la forme de fictions ou de commentaires. Vendus à des prix très abordables, leur maquette est spécialement soignée et originale.
Bernadette Menu est égyptologue et directeur de recherches au CNRS. Elle a publié un album, “L’Obélisque de la Concorde” (Ed. du Lynx, 1987), un roman historique, “Nesmim le Magicien, une histoire de la pierre de Rosette “(Ed. Geuthner, 1991), “Ramsès II, souverain des souverains (Texto / Gallimard, 1997), “Vivre en Égypte ancienne” (De”Découvertes / Gallimard, 1998) et plusieurs ouvrages spécialisés consacrés à l’Égypte ancienne. Auteur de poésies, lauréate de l’Académie Française, elle vit à Lanas en Ardèche.
Patrick Combes est écrivain. Il a publié une étude, “La Littérature et le mouvement de Mai 68″ (Éditions Seghers, 1984) et un récit, “Au bord du fleuve” (Le Temps des Cerises, 2000). Plusieurs de ses textes ont paru dans des revues, “Jungle “, “Les Temps Modernes”, “L’Infini ” etc. Il vit et travaille à Paris.

Théâtre, création
“La sculpture est-elle une marionnette? “
Texte et mise en scène : Christian Bontzolakis. Avec Monique Scheigam, Martine Diersé, et la voix de Corinne Petitpierre.
 Lumière et son : Yvan Clédat. 
Scénographie, sculptures : Martine Diersé.
 Costumes : Monique Scheigam, Martine Diersé.

Représentations : 26, 27 et 28 juillet à 20 h 30. Places : 70 F
Réservations : tél. 04.75.38.05.26. Fax 04.75.94.10.69.

Le spectacle est né d’une rencontre, l’été 2000, entre les sculptures de Martine Diersé et le regard d’une marionnettiste, Monique Scheigam. Que devient une sculpture (ici des oeuvres en terre cuite, petites ou à dimension quasi humaine) lorsqu’elle est manipulée? Que provoquent le mouvement, le contact du corps, la recherche d’une familiarité avec une oeuvre détournée de son objet initial? D’ordinaire, on tourne autour d’une sculpture. Ce soir, les sculptures sont mises en mouvement, déplacées avec art. Est-ce déplacé de déplacer une sculpture, fût-ce avec art? Le dialogue s’installe entre le sculpteur et la marionnettiste. Paroles, gestes, sons, lumières, passages au noir : un rituel naît, à la fois ludique et grave, ironique parfois, ponctué par une voix off féminine. Le texte et le jeu, déclinés en un puzzle ordonné, architecturent ce rituel de manière musicale. Les sculptures ne parlent pas mais on parle d’elles, de ce qu’elles suggèrent, de ce qu’elles donnent à ressentir. L’espace, précis, délimité comme un échiquier, se peuple de sculptures où les gestuelles, radicalement différentes, de la marionnettiste et du sculpteur tressent un spectacle à l’étrangeté singulière.
Monique Scheigam vit et travaille à Paris. Marionnettiste dans la Compagnie Philippe Genty, elle a joué dans le monde entier (Europe, Etats-Unis, Australie, Japon, etc.) Elle manipule et fabrique des marionnettes pour Canal+ et les “Guignols de l’Info “. Comédienne, elle a interprété “La chambre d’écho”, de Marianne Alphant (mise en scène Didier Stéphant et Rémy Hourcade). Programmatrice, animatrice, assistante de production pour TFI, elle est également créatrice de costumes et organisatrice d’expositions ( “Les Automates” de Jacques Monestier, “Masques et marionnettes d’Asie “présentés par Jacques Kerchache…).

Les chants du paysage, chant, musique, création

“Les Chants du Paysage”, mise en scène et interprétation : Véronique Estel, accompagnée à l’accordéon.
Textes de Véronique Estel, Jean Ferrat, Colette Bonzo, Georges Didi-Hubermann, Eric Chevillard, Christian Bontzolakis, et d’autres encore. 
Adaptation, montage : Christian Bontzolakis.

Représentations : 22, 23 et 24 août à 20 h 30.
Places : 70 F. Réservations: tél. 04.75.38.05.26. Fax: 04.75.94.10.69.

La terrasse et les jardins du Château du Pin, un champ de fleurs et un arbre céramique de Martine Diersé, le mur d’images de Brigitte Kohl sur la façade et la tour sud de la bâtisse, les têtes en pierre d’Odile Rivière enserrées dans le contrefort ouest - voilà le décor. Et la nature, les frênes, les châtaigniers, les collines. Le soir descend. Les chants montent, a capella ou accompagnés à l’accordéon, un parcours où l’interprète, tantôt visible, tantôt invisible, entraîne les spectateurs. Véronique Estel chante les paysages, ceux de l’art et de la nature, de l’homme dans la nature. Ils rejoignent son paysage intérieur. Grave ou léger, comique ou dramatique, le paysage sonore installe une trame où la comédienne-chanteuse se meut comme un elfe.
Véronique Estel est auteur, comédienne pour la scène et l’écran. Son art intègre le chant, la danse et la régie d’opéra. Elle a joué notamment Daumal, Peter Handke, Grumbert et tourné avec Sepideh Farsi, Lifshitz et Pierre Agostini. Elle a participé, chants et textes, à des hommages à Jean Ferrat et Jean-Jacques Goldmann au Festival de Barjac et au Festival d’Avignon avec la chorégraphe Anne Dreyfus pour “Le vol de Louise D. “, actuellement en tournée en France. Véronique Estel a enregistré des poèmes d’Eluard (Canetti / Le livre qui parle / Hachette) et est l’auteur, entre autres, de “Une petite âme”, créé à Paris dans une mise en scène de J.P. Chrétien-Goni. Elle a créé en 1999 “Portraits autoportraits” et, en 2000 “Mandibule” de Christian Bontzolakis dans le cadre des Estivales du Château du Pin, en Ardèche.

Journées Européennes du Patrimoine, Paysages/Patrimoine
15 et 16 septembre 2001
Intervenants à venir. Rencontres / débats.

Les Journées Européennes du Patrimoine permettent à un large public de découvrir le Château du Pin -architecture, environnement, histoire - et de se sensibiliser aux oeuvres contemporaines présentées sur le site.

Les visiteurs peuvent également assister aux rencontres et participer aux débats autour du thème Paysages / Patrimoine.
 Quels regards porter sur le paysage?
 Les modifications du paysage, paysage et art contemporain, le paysage sonore, paysage rural et paysage industriel en Ardèche, le paysage politique en Ardèche - la liste des recherches n’est pas exhaustive…
 Philosophes, plasticiens, architectes, enseignants, agriculteurs, écrivains, archéologues, musiciens, responsables d’associations, politiques interviennent.
L’ensemble des débats est enregistré et fera l’objet d’une publication.

ARCHIVES 2002

7° ESTIVALES DU CHATEAU DU PIN
17 juillet - 22 septembre 2002

Programmation
Inauguration des 7e Estivales et des expositions :
Evénements : installation textes, vidéo et B.D. par les habitants de Fabras et Jean-Christophe Menu, Fabras, c’est une île ? Installation vidéo de Fabienne Vallin, La sculpture est-elle une marionnette ? Lecture, Bal au Bois de Païolive, de Christian Bontzolakis (Editions du Pin). Lecture par l’auteur.
18 juillet - 16 août : du mardi au vendredi à 16 h 30 : visites commentées couplées du château et des expositions: Les habitants de Fabras, Fabras, c’est une île ?, textes, installation in situ avec Jean-Christophe Menu, dessins/BD. Colette Bonzo, Bal au Bois de Païolive, peintures, dessins. Martine Diersé, Le Jardin des Boutures, Le Jardin extraordinaire, sculptures céramique, installations in situ. Fabienne Vallin, La sculpture est-elle une marionnette ? installation vidéo. Camille Brottes, Une femme en bataille, film court-métrage avec Dominique Blanc.
26 - 27 juillet à 20 h 30 : concerts Pascal Polidori, Vianney Rabhi, Duo de guitares classiques.
10, 11 et 12 août à 20 h 30 : théâtre/musique, création, Chut(es) ! Avec Monique Scheigam (jeu), Gérard Siracusa (composition, percussion), Christian Bontzolakis (texte, jeu). Martine Diersé (mise en scène, scénographie, costumes).
21 et 22 septembre à 15 h 30 : Journées Européennes du Patrimoine, thème Patrimoine et Territoires. Visites guidées du château et des œuvres exposées. Le 21 septembre à 15h 30 dans les hameaux de Fabras (La Chareyre, Les Soulhets) et à de 17 h au château du Pin : lectures/mises en espace, Fabras, c’est une île ? par les habitants de Fabras.

Du 18 juillet au 16 août, du mardi au vendredi à 16 h 30 ou sur rendez-vous (04.75.38.05.26), visite commentée couplée avec celle du château et des autres expositions (durée 1 h 30). Entrée : 5 euros.

Colette Bonzo, peintures, dessins
“Bal au bois de Païolive”

En 1957, Colette Bonzo (1917-1967) acquiert avec son mari Elie Bontzolakis le château du Pin, à Fabras, dans la Cévenne ardéchoise. Elle a un coup de foudre pour le Vivarais et ses habitants. Les toiles qu’elle peint à Fabras marquent un tournant dans son œuvre. Le soleil, une extrême lumière, la fragmentation des coloris et des formes entrent dans la danse. Le Bal au bois de Païolive (1964) est pleinement représentatif de cette évolution. Colette Bonzo apprend qu’un bal, organisé par les Jeunesses Communistes chaque 1er mai, se tient dans une clairière de Païolive, près des Vans. Une visite dans ce paysage solaire et torturé sert de déclencheur. Le Bal naît, puis L’Ours et le Lion, également inspiré des rochers de Païolive, ainsi qu’une série de fusains et de croquis autour de ce thème. Les œuvres présentées cet été au château du Pin retracent cette vision de paysages qui intègrent jusqu’à la fusion l’homme et l’animal. Présentés dans le cadre même où ils furent peints, les huiles sur toile et les dessins participent de la mémoire d’un lieu ; ils mettent également en évidence la manière dont le peintre transforme cette mémoire en matière picturale, comment les émotions se métamorphosent en formes et en couleurs - et avec quelle intensité, quelle joie de créer !

Colette Bonzo, une femme en bataille”, court-métrage de Camille Brottes, avec Dominique Blanc.

La vie du peintre Colette Bonzo, qui vécut et travailla à Paris et au château du Pin, fut brève et intense. Aux prises avec la maladie, elle créait en état d’urgence des œuvres souvent monumentales.
En 1993, la réalisatrice Camille Brottes demande à Dominique Blanc d’interpréter le rôle du peintre, d’après un scénario qu’elle écrit avec Christian Bontzolakis, et à la compositrice Anne-Marie Fijal de créer une musique pour le film.
 Du Paris de l’Occupation à une évocation de l’Ardèche des années 1960, Une femme en bataille, n’est pas une biographie de Colette Bonzo - la forme du court-métrage ne s’y prête du reste pas - : il s’agit plutôt d’interpétrer, au sens musical du mot, des moments de la vie du peintre, de proposer des variations autour d’une œuvre et d’un parcours. Dominique Blanc s’est investie avec toute la simplicité et l’intensité poétique qu’on lui connaît dans ce film. Avec les autres comédiens (Peter Bonke notamment, qui fut le partenaire de Jeanne Moreau), elle redonne vie au peintre dans le quotidien et le travail. Le tournage parisien s’est déroulé en partie dans l’appartement de Colette Bonzo et permet une ample vision de l’œuvre, notamment des grands tableaux. La musique, jamais illustrative, participe pleinement d’un climat où rêve et réalité se mêlent d’une manière poignante.
Diffusé notamment sur France 3, Une femme en bataille a été présenté au Festival du Film de Sarlat et au Festival International du Film d’Art organisé par l’UNESCO à Paris.
Camille Brottes, née à Crest dans la Drôme, a par ailleurs réalisé deux autres films, ” Joie de vivre ” (1996), co-produit par France 3 et, récemment, ” A découvert “, primé à plusieurs reprises.

Martine Diersé, jardins céramique

« Bouture, n.f. (fr.bouture). Bot. Partie d’un végétal vivant (racine, tige, bourgeon, feuille) qui, mise en terre, émet des racines, produisant une nouvelle plante complète. » (Dictionnaire usuel illustré Flammarion).
L’été 2001, Martine Diersé avait planté au pied du château du Pin son jardin extraordinaire : sur un flot de pouzzolane, au milieu des figuiers, des vignes, des plantes aromatiques et des murailles, un parterre de fleurs céramique à la sève glaçure céladon, bleutée, ocre, rougeâtre - floraison en forme de mains, de doigts déchirés ou de bulbes, de têtes aussi, vives et grotesques. Aujourd’hui, voici l’extension du Jardin extraordinaire : Le jardin des boutures.
 Plantées, piquées, tuteurées, associées en bouquets, seules ou réunies, les boutures déclinent de nouveaux parterres et donneront peut-être d’autres formes. Sculptures en réduction, elle contiennent les germes d’éventuelles futures réalisations. Toujours en terre cuite ou en grès émaillé, elles prolongent Le jardin extraordinaire, lui répondent avec la même sauvagerie et la même douceur extrême. Plongées au cœur une d’une nature omniprésente, touffue, dans ce qui fut un potager, les boutures sont des mutantes, des vrilles, des déchirures surgies d’un sol métallique.

Et, pour quelques kilomètres de plus, on pourra voir leurs sœurs en métamorphose : à Jaujac, dans le bassin du château de Rochemure, Le jardin aquatique mêle les ajoncs et le balancement de hautes tiges métalliques fleuries de créations céramique.
Martine Diersé est née en 1950 à Chaumont (Haute-Marne). Diplômée de l’Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg, Prix de la Ville de Strasbourg, titulaire du Diplôme National des Beaux-Arts, elle a été Conservateur du Château de Voguë (Ardèche) de 1992 à 1997. Elle vit à Fabras, en Ardèche, où ses oeuvres sont présentées en permanence au château du Pin. 

Céramique et bois sont les matériaux qu’elle privilégie. Elle les travaille dans l’espace clos de l’atelier ou en pleine nature. Ses installations s’inscrivent dans des paysages bruts ou aménagés et dans des architectures traditionnelles ou contemporaines. 

Nombre de ses oeuvres ont été réalisées dans des maisons particulières et dans des lieux religieux en Ardèche : bas-relief du choeur de la chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs à Prades, chapelles de Mayres et Sainte-Monique d’Aubenas, bas-relief dans l’extension du cimetière de Balazuc, cathédrale de Viviers.

Expositions en Ardèche : Château de Voguë, Château du Pin, Fédération des Oeuvres Laïques à Privas, église romane de Balazuc, Musée Régional de Préhistoire d’Orgnac. Installation, bois peint, texte et céramique dans le parc et le bassin du Château de Rochemure, à Jaujac. Autres expositions : Lyon, Strasbourg, Vallée des Arts (Drôme), Château de Blaccons (Drôme), etc.

Scénographie : La sculpture est-elle une marionnette? (Estivales du château du Pin, Fabras, Ardèche), Mandibule (Estivales du château du Pin, Nouveau Lavoir Moderne, Paris).

Bibliographie sommaire : Catalogue de l’exposition du Musée d’Orgnac, texte de Mireille Coulomb, préface de Laurence Ogel, 1994. ” Terres “, texte de Jean-Pierre Spilmont, Comp’act Editions, 1994. ” Martine Diersé sculpteur “, entretiens avec Maurice Boulle, Revue des Enfants et Amis de Villeneuve-de-Berg, 1999. ” Le jardin extraordinaire de Martine Diersé “, texte de Bernadette Menu, Editions du Pin, 2001.

“Fabras, c’est une île ?”, exposition de textes conçus par les habitants de Fabras

Que se passe-t-il quand les habitants d’un village de la Cévenne ardéchoise prennent la parole ? Ils disent leur vie, leurs attachements, leurs émotions, leurs souvenirs et leurs désirs. Leurs paroles, recueillies dans des endroits de la commune qui sont pour eux des lieux forts, en intérieur ou en pleine nature, ont la force de l’évidence. Jeunes ou vieux, nés à Fabras ou ailleurs, ils livrent des instants de vie, de leur vie. La réunion de ces paroles individuelles aboutit au portrait, à l’autoportrait collectif d’une commune à l’aube du XXI° siècle. A travers l’évocation du vécu, du ressenti, c’est l’histoire d’un village hier agricole, aujourd’hui en pleine mutation, qui surgit.
 La présentation de ces paroles dans l’ancienne salle des Gardes du château du Pin (autre lieu de mémoire et de vie) ne pouvait être figée : la mise en espace des textes, imaginée par Martine Diersé, fait songer à un orchestre. Chaque texte est fixé sur une armature métallique qui semble un pupitre de partition. Un éclairage individuel accentue l’impression de mystère. La musique des mots est au rendez-vous d’une symphonie à la fois intime et collective. Les voix et les visages enregistrés des habitants, diffusées en boucle, renforcent encore cette sensation. Aux murs, des dessins de Jean-Christophe Menu, auteur de BD, donnent un écho graphique aux textes et aux voix : le dessinateur a choisi de ” croquer ” les paysages et les habitants de Fabras en toute liberté de trait.
Le 21 septembre à partir de 17 heures, pour les Journées Européennes du Patrimoine, des habitants de Fabras liront eux-mêmes les textes présentés. Une mise en bouche, prélude au spectacle qu’ils devraient jouer l’été 2003, conçu à partir d’un montage de leurs paroles.
« La route avec une 403…Un autre monde…Ouvrir la porte et aller dehors… Et tout le monde avait des bêtes… Pas d’eau pas d’électricité… Lucienne Touzet me montrait comment il fallait faire pour traire… Va voir un peu chez toi !… Je suis revenu en 1985… Une maison c’est une attache… Tu as le droit de passer devant chez moi… S’il y des moutons il y a de l’herbe… Georgette sortait : il doit y avoir une bête qui s’est perdue !… Quand j’étais petit je me suis baladé avec une cloche autour du cou… Fabras aujourd’hui… Jaune et noire… Un son plutôt grave… Glong glong… Je veux que la maison reste comme elle était ! Fabras, le village des vacances… Claudette leur laisse la lumière toute la nuit… Ça tête, ça remue la queue… Celui-là il est plus affectueux que les autres… Les pierres les éboulis le hasard… Y’a tout qui sert… Ils s’en foutent !… Un vieux morceau de ci un vieux morceau de là… Il faut rester simple… Est-ce qu’il m’en donne une ?… Il me semble que c’est Monsieur Moulin qui me l’a donnée… Toujours le même bruit… Au toucher c’est doux… C’est l’heure du casse-croûte !… Le soir va tomber… FABRAS C’EST UNE ÏLE… FABRAS C’EST UNE ÎLE… C’est mon île… ICI… Fabras c’est une île… FABRAS C’EST UNE ÎLE FABRAS »
Fabras, c’est une île ?

Jean-Christophe Menu, dessins/BD

” …La représentation d’après nature des lieux ou des objets, cela répond à une tradition, celle du carnet de voyage, à laquelle la bande dessinée s’adapte très bien. C’est aussi pour moi une façon de de me sentir bien quelque part, d’ancrer fortement les choses et mon propos. ” dit Jean-Christophe Menu interrogé par L’œil électrique. Est-ce pour cela ? Quand on lui a proposé de ” suivre ” les habitants de Fabras parlant de leur vie et de leur village, il a aussitôt accepté. Un journal de bord à sa façon, sans concessions, sans artifices, a suivi. Le journal de bord n’est pas refermé - il se poursuivra jusqu’en 2003, quand les Fabrassous quitteront les planches de la BD pour monter sur scène et jouer leurs propres rôles. En attendant, les voici dans la salle des Gardes du château du Pin, en regard de la parole des habitants. Un état du travail, des tranches de vie et de paysages où Menu excelle et nous régale. ” Plus tu es précis avec l’intimité, plus tu tends à l’universel. Plus on est sincère, exact, plus on touche de sensibilités “. Avec une liberté de trait, une grande unité d’écriture qui écarte la séduction au profit d’une osmose graphique et narrative - pour notre plus grand bonheur.
L’an prochain, les dessins de Jean-Christophe Menu seront publiés en album BD aux Editions L’Association.
Jean-Christophe Menu est né en 1964. Il vit entre Paris et l’Ardèche.
Depuisde nombreuses années, il mène parallèlement des activités d’auteur de bande dessinée et d’éditeur.
Bibliographie sélective : ” Le Journal de Lapot “, album 1 (recueil des n°0 à 8. L’AANAL. 1983-1985). ” Meder ” (Futuropolis, 1988). ” Moins d’un quart de seconde pour vivre ” (avec Lewis Trondheim, L’Association, 1991). ” Livret de phamille (L’Association, 1995). Gnognottes(L’Association, 1999). ” Donjon - Le Géant qui pleure ” (avec Lewis Trondheim. Delcourt, 2001. ” Apocalypses saisonnières ” (L’Association, 2002). ” Le Livre du Mont-Vérité ” (L’Association, 2002). Ouvrages collectifs : ” Labo ” (Futuropolis, 1990). ” Craques au Mont-Vérité ” in ” Le Retour de Dieu (Autrement, 1994). ” La Présidente ” in ” Noire est la terre ” (avec Blutch. Autrement, 1995). ” OuBaPo, OuPus 1 ” (L’Association, 1997). ” Hatshepsout blues ” in ” L’Association en Egypte ” (L’Association, 1998). ” Les Vacances de l’OuBaPo, Oupus 3 (L’Association, 2000).
Fondateur des éditions L’Association, Jean-Christophe Menu a créé en 2001 des éditions qui portent son nom et a publié ” Carnets ” de Tardi.
Fabienne Vallin

Fabienne Vallin, “La sculpture est-elle une marionnette ?”, installation vidéo

Fabienne Vallin, c’est la photographie, fragments, dyptiques, séries, accumulations, détails, ombres portées et plis travaillés en lumière naturelle. La peau, le tissu, un mur, la matière.
Le théâtre, côté jeu, côté écriture et côté mise en scène.
La pratique de la langue des signes avec des sourds.
Photographie, théâtre, langue des signes : il s’agit toujours de traduire, de mettre en espace.`
Dans La sculpture est-elle une marionnette, pièce de théâtre de Christian Bontzolakis créée en 2001 lors des 6° Estivales du château du Pin, Fabienne Vallin retrouve cette thématique : le fragment et la matière dans les sculptures de Martine Diersé, la gestuelle de Monique Scheigam manipulant ces sculptures mises en scène et les tissus qui les enveloppent.
Une vidéo présentée sous forme de tryptique traduit cette rencontre :
- écran n° 1 : extraits du spectacle ;
- écran n° 2 : photographies des sculptures présentes sur le plateau ;
- écran n° 3 : travail de la manipulatrice sur le geste et le plissé.
Fabienne Vallin est née ailleurs en 1956. Elle vit et travaille à Paris.
Travaux récents :
- 2001 : travail expérimental à la Fondation Royaumont (Val-d’Oise) autour de la traduction de deux poètes sourds.
- Conception et animation d’un atelier d’écriture autour de la carte postale.
- Exposition de photolithographies au Musée de la Vieille Charité (C.I.P.M.) à Marseille.
- 2000 : installation in situ à partir de photographies prises au cours de séminaires de traduction collective de poésie (Fondation Royaumont).
- ” Intimités “, exposition photographique collective à la mairie du X° arrondissement à Paris.

Bal au Bois de Païolive, lecture

“Bal au bois de Païolive”… C’est le titre d’un tableau de Colette Bonzo, exposé cet été au château du Pin, c’est le titre d’un texte écrit par Christian Bontzolakis avec et autour de cette œuvre clé du peintre. Il y est question d’art, bien sûr, mais également de ce qui donna naissance au tableau, et ce à quoi il renvoie. L’auteur explore les pistes en amont et en aval. Il se penche sur la vie du peintre à ce moment-là - les années 1960 -, sur ses rapports avec l’Ardèche et ses habitants, sur la manière aussi dont l’œuvre est perçue aujourd’hui. Témoin privilégié (il est le fils de Colette Bonzo), il remonte le temps et la mémoire familiale. Avec lui, on visite l’œuvre et le site qui l’a fait naître. Une spirale où se fondent l’intime, le politique, les paysages, pour une exploration très libre et très ludique d’un univers plastique. 
Bal au bois de Païolive est le troisième ouvrage publié par les Editions du Pin, dans une collection consacrée aux expositions présentées dans le cadre des Estivales.
 Le 17 juillet à 18 h, lecture par l’auteur.
« (…) Les sentiers filent partout et nulle part entre roches et branches basses. ” L’Ours et le Lion” sont là, presque au bord de la petite route. Ils surgissent comme une clarté, dit Martine. Ils sont plus petits que je ne le pensais, plus graciles que prévus. Entre leurs membres qui s’embrassent, les trous du ciel. Dans le tableau de Colette, ces trous, ces percées célestes se retrouvent dans les roches mêmes. Ici, le lierre monte à l’assaut des fauves de pierre. Des serpents enserrant Lacoon. ” L’Ours et le Lion “, on dirait qu’ils se sucent, qu’ils s’aspirent. Tout est gris calcaire, gris perle, en d’infinies variations. Les pierres sont griffées par l’érosion, tachées par des lichens qu’il faudrait regarder à la loupe. Martine : ” On dirait des taches de peinture “. Autour, des génevriers, des perce-pierres, des euphorbes, et ces plantes que notre guide appelle des grains de riz et qui servent aux enfants pour jouer à la dînette. Il nous montre aussi des ailantes : elles abritent des vers, en 1900 on essaya de leur faire tisser de la soie ; et les cornouillers qui servaient à fabriquer des aiguillons pour les bœufs. Les chênes verts sont partout, et parfois de maigres châtaigniers. (…) »

(Extrait de “Bal au bois de Païolive”)

Christian Bontzolakis : auteur de plusieurs pièces de théâtre créées à Paris, en banlieue parisienne (” Demain, demain ” au Théâtre de Gennevilliers, Centre National Dramatique) et en Ardèche, Christian Bontzolakis est également scénariste. Il a écrit de nombreux articles sur des créateurs contemporains (plasticiens, architectes, designers, dramaturges) dans la presse nationale. Il travaille avec la Fondation Royaumont, notamment dans le cadre du centre “Langage & Ecritures “, et avec le Théâtre Incarnat en région parisienne. En Ardèche, Christian Bontzolakis, est le fondateur et un des animateurs des ” Estivales du Château du Pin “. Il a publié des poèmes, ” Le carré est carré… ” (Editions Grasset-Jeunesse) et un roman, ” Sous l’aile d’un corbeau ” (Editions Jean-Michel Place).
17 juillet à 18 h, lecture de ” Bal au bois de Païolive “. Entrée libre.
Christian Bontzolakis, Bal au bois de Païolive (Editions du Pin), 6 Euros.
Déjà paru aux Editions du Pin : 
Patrick Combes, Notes sur le paysage dans l’œuvre de Colette Bonzo.
 Bernadette Menu, Le jardin extraordinaire de Martine Diersé.

« Chut(es) ! », création. Musique, texte, marionnette, Christian Bontzolakis / Martine Diersé / Monique Scheigam / Gérard Siracusa

Parce qu’ils sont la vie, les mots ordinaires sont toujours extraordinaires. Christian Bontzolakis a recueilli les paroles d’habitants de Gennevilliers, en banlieue parisienne, tous Rmistes. Leurs mots sont ici croisés avec les percussions de Gérard Siracusa et la gestuelle de Monique Scheigam, marionnettiste, dans un espace imaginé par le sculpteur Martine Diersé qui signe également la mise en scène et les costumes. Ce spectacle initié par Rémy Hourcade, responsable du Centre Langage & Ecritures à la Fondation Royaumont est créé avec le soutien de la Fondation.
L’avez-vous remarqué ? Nos paroles nous échappent, parfois elles tombent dans le vide : personne pour écouter, personne pour prendre en compte ce qu’elles disent de nos espoirs ou de nos désespoirs, on refuse de nous entendre, on nous impose le silence. Cette thématique de la parole perdue ou censurée est la base d’un spectacle où les mots se transforment ou se poursuivent en sons, en mouvements et en gestes. 
Les images, les sons qui s’installent provoquent des sensations où le drame et l’humour avancent comme des funambules, entre équilibre et déséquilibre. Sur scène, la parole tourne à grande vitesse en osmose avec la musique créée et interprétée par Gérard Siracusa, à la batterie et avec des percussions incluant des objets de récupération. Lui aussi, parfois, prend la parole. Il la partage avec Christian Bontzolakis en inquisiteur grotesque et Monique Scheigam, une femme aux prises avec ce qui ressemble à un étrange entretien d’embauche et des objets de la vie de tous les jours. Va-t-elle chuter ? Se relever ? Va-t-elle, elle qui incarne les Rmistes, enfin trouver des moyens pour vivre ? Cela, elle le dit avec une gestuelle propre à l’art de la marionnettiste. La cage métallique hérissée de piques, cernée de passerelles donnant sur le vide, conçue par Martine Diersé, amplifie encore les risques de se perdre. C’est d’autant plus cru, comique, dérisoire, que chacun des interprètes joue aussi son propre rôle de musicien, de manipulatrice et d’écrivain. Chut(es) ! Le vertige est dans la cage.
Samedi 10, dimanche 11 et lundi 12 août à 20 h 30.
Réservation indispensable au 04 75 38 05 26. Places 11 Euros.
Monique Scheigam
 : Monique Scheigam vit et travaille à Paris. Marionnettiste dans la Compagnie Philippe Genty, elle a joué dans le monde entier (Europe, Etats-Unis, Australie, Japon, etc.) Elle manipule et fabrique des marionnettes pour Canal+ et les “Guignols de l’Info”. Comédienne, elle a interprété “La chambre d’écho”, de Marianne Alphant (mise en scène Didier Stéphant et Rémy Hourcade). Programmatrice, animatrice, assistante de production pour TF1, elle est également créatrice de costumes et organisatrice d’expositions (”Les Automates” de Jacques Monestier, “Masques et marionnettes d’Asie”présentés par Jacques Kerchache…). Monique Scheigam a joué dans ” La sculpture est-elle une marionnette ? “, spectacle de Christian Bontzolakis créé en 2001 pour les 6° Estivales du Château du Pin.
Gérard Siracusa
 : pour Gérard Siracusa, la percussion est multitimbrale, polyinstrumentale, et chantante. Elle peut se suffire à elle-même, elle développe une recherche et une littérature de soliste - solos purs ou ensembles de percussions. Elle est aussi actrice de l’évolution de l’ensemble musical (” l’orchestre “), multiforme dans son dispositif instrumental même, s’obligeant à se réinventer à chaque nouvelle situation musicale.
Proche du corps, de la voix et du langage, elle aime à se frotter aux danseurs, comédiens, poètes. Proche du chant, mais aussi du bruit, elle utilise les matériaux les plus sophistiqués comme les plus bruts ou même anecdotiques, elle (se) joue des contrastes les plus cinglants et fait briller les chocs.
 Né à Tunis, percussionniste et compositeur, après des études au CNR de Marseille et de Rueil-Malmaison et un séjour d’études et de recherches musicales à San Diego en Californie, Gérard Siracusa s’est imposé comme soliste, depuis la fondation du GRIM à Marseille jusqu’à son actuel ” Solibrius “, concert-spectacle en solo. Il a collaboré avec de nombreux musiciens, créateurs et ensembles, du ” Musique Vivante ” de Diego Masson à ” L’Orchestre National de Jazz ” de Claude Barthélémy, de ” Un Drame Musical Instantané ” à l’Ensemble ” Interface ” et les compositeurs Michel Redolfi, Jacques Diennet, Henri Fourès, Jacques Rebotier, Georges Aperghis. Gérard Siracusa a mené des projets tels que : ” Slumberland ” avec Louis Sclavis, ” Alma Ata ” avec Beniat Achiary, ” m’Arco Polo ” avec Michael Riessler, ” Le Bûcher des Silences ” avec Valentin Clastrier. Son activité de compositeur est variée : musiques instrumentales, musiques de théâtre et de théâtre musical, créations radiophoniques, musiques pour la danse. Gérard Siracusal a une quarantaine de disques à son actif dont plusieurs avec ses compositions. Il vit à Paris, enseigne la percussion à l’E.N.M.D. d’Argenteuil, et mène des projets pédagogiques au Centre National de la Danse, à la Cité de la Musique Paris Villette, à la Fondation Royaumont.

Musique / guitare classique, Vianney Rabhi, Pascal Polidori

Les concerts de Vianney Rabhi sont toujours des événements exceptionnels. Habitué des tours du monde et des télés, ce très grand guitariste classique, ancien élève d’Alexandre Lagoya et rafleur de premiers prix, est un musicien d’une rare perfection qui s’exprime au plus profond via une technique et une sensibilité éblouissantes. “Découvrir, inventer, aller sans cesse plus loin - et travailler comme s’il n’y avait pas de lendemain et pas d’après-demain”, tel est son programme. En 1998, en solo, puis en 2000 avec son partenaire Pascal Polidori il était venu jouer au Château du Pin. Les voici tous les deux de nouveau présents aux Estivales.

Ensemble, ils constituent le seul duo de guitares formé de premiers prix, premiers nommés du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, classe d’Alexandre Lagoya. Un duo d’exception qui offre, avec un sens inné de la scène, la poésie profonde de leurs interprétations. Leur art est un hommage aux plus grands compositeurs classiques. Pour eux, la guitare est un instrument infiniment humain, capable de toutes les finesses, de toutes les nuances. Presque une voix aux timbres inouïs. Ils s’expriment au plus profond, via une technique et une sensibilité impressionnantes. Le programme qu’ils ont choisi d’interpréter - de Granados à Falla, en passant notamment par Fauré, Rossini ou Mauro Guilani - leur permet d’aller sans cesse plus loin dans l’audace maîtrisée.

Leurs trajectoires respectives les ont conduits à donner plusieurs centaines de concerts en France et dans plus de trente pays. Pascal Polidori et Vianney Rabhi on été invités à de nombreux festivals - Festival de musique sacrée de Nice, Festival de musique de Bonifacio, Festival de Porquerolles, Festival de Calvi, Festival International du domaine Forget au Canada, Festival International de Guitare de Rabat. L’an passsé, ils participaient au Festival de Labeaume.
Programme : Enrique Granados : ” L’Orientale ” ou danse espagnole N°2, ” L’Andalouse “, ou danse espagnole N°5. Mauro Giulani : Variations concertantes opus 130 (Introduction, thème, variations). Georg Friedrich Haendel : Chaconne en sol (21 variations). Gioacchino Rossini : Ouverture du Barbier de Séville. Gabriel Fauré : Pavane opus 50. Manuel de Falla : Première danse extraite de ” La vie brève “. Enrique Granados : Extrait de l’opéra ” Goyescas “. Manuel de Falla : ” Danse rituelle du feu “.
Les 26 et le 27 juillet à 20 h 30.
 Réservation indispensable au 04 75 38 05 26. Places : 11 Euros.

Journées Européennes du Patrimoine, paysages et patrimoine, 21 et 22 septembre
Paysages/Patrimoine, 21 et 22 septembre 2002

« Patrimoine et territoires », le thème national choisi cette année par le Ministère de la Culture rencontre les manifestations organisées cet été par l¹Association Colette Bonzo. Comme chaque année, bien sûr, les visiteurs visiteront le château, les jardins et découvriront les ¦uvres contemporaines qui y sont présentées. A ce patrimoine historique, architectural (Renaissance pour l¹essentiel) et artistique s¹ajoutent aujourd¹hui des “territoires ” de la parole. Prélude à un spectacle qu¹ils créeront en 2003, les habitants de Fabras ont conçu des textes qui sont exposés dans la salle des Gardes du château : Fabras, c¹est une île ? évoque la mémoire et les désirs d¹un village en mutation de la Cévenne ardéchoise. Ces textes, ces mots, forts et directs, ils les diront pour les Journées du Patrimoine. Dans le village de Fabras d¹abord (hameaux des Soulhets et de La Chareyre), au château du Pin ensuite. Une manifestation organisée par les associations de la commune de Fabras et l’occasion unique pour les visiteurs d’être en
contact avec des territoires méconnus ou inconnus, bouleversants.
Samedi 21 septembre : 
- à 15 h 30, visite guidée du château, des jardins et des expositions
 - à 15 h 30, à Fabras, hameaux de La Chareyre et des Soulhets, puis à partir de 17 h au château du Pin, “Fabras, c¹est une île ? “, lecture/mise en espace par les habitants de Fabras. Dimanche 22 septembre :
 - à 15 h 30, visite guidée du château, des jardins et des expositions. Participation aux frais : 3 Euros.
Renseignements au 04 75 38 05 26.

ARCHIVES 2003

8° ESTIVALES DU CHATEAU DU PIN

“Programme 2003″
17 juillet - 21 septembre 2003

17 juillet à 18 h 30 : inauguration des 8ème Estivales et des expositions.
Evénements : 
Ordre et désordres, installation de François Seigneur. 
Ça glisse limite lapin / Chute(es) !, installation vidéo de Fabienne Vallin. 
Gravures, typographies, livres des habitants de Fabras. 
Les jardins extraordinaires de Martine Diersé, sculptures céramique, bois, métal, végétal.
La foule, peintures et dessins de Colette Bonzo. 
Présentation des livres parus aux Editions du Pin et de la revue Un temps - créations actuelles en Ardèche. 
Ronchonneries 1, texte de François Seigneur, lecture par l’auteur, Martine Diersé et Christian Bontzolakis.
18 juillet au 16 août, du mardi au vendredi à 16 h 30 : 
visites en lectures du château et des expositions.
30 juillet à 18 h 30 : 
lecture de textes parus dans la revue Un temps - créations actuelles en Ardèche avec Alain Chanéac, Christianne et Jean-Gabriel Coscullela, Martine Diersé, Christian Bontzolakis.
10, 11, 12 août à 20 h 30 (sur le site de l’Echelette, en cas d’intempéries, soirée de remplacement le 14 à 20 h 30.) :
théâtre / création de “Fabras, c’est une île ?” de et par les habitants de Fabras, mise en scène Yvon Davis et Christian Bontzolakis, scénographie Martine Diersé, mise en son et en lumière de Thierry et Véronique Pointet.
20 et 21 septembre à 16 h 30 : 
Journées Européennes du Patrimoine, visites en lectures du château et des expositions. Thème : Patrimoine et spiritualité.
Editions : 
Ronchonneries 1 - Ordre et désordre en architecture de François Seigneur. 
Les jardins mirobolants de René Moreu, de Jean Planche et Dominique Thibaud. 
Des chats, des lunes et des plumes d’Odile Rivière. 
Fabras, c’est une île ? par les habitants de Fabras. 
Le Cataclysme de Patrick Combes. 
Les Rosiers rouges de Colette Bonzo et Martine Diersé. 
Pour réussir les cornichons à la façon du Père Blénet, recette. 
L’herbier de Martine Diersé.

Colette Bonzo, peintures, dessins / La foule

Colette Bonzo (1917-1967), commence à peindre pendant la seconde guerre mondiale. D’emblée, elle crée des toiles monumentales où les hommes, en foule, affrontent à la fois leur monde intérieur et un univers tragique. Lorqu’elle expose, en 1952 à Paris, cette vision d’une humanité déchirée s’impose, portée par une pâte dense, des explosions de noir, de rouge, de bleu - portée aussi par un lyrisme exacerbé. La vie, la mort, l’amour, les grandes pulsions humaines, et la quête d’un espoir spirituel, la foi en l’homme malgré tout, voilà son terreau. Réunis au château du Pin, qu’elle acquiert avec son mari Elie Bontzolakis en 1957, voici donc aujourd’hui ces tableaux où les foules marchent vers le spectateur, comme si elles allaient le submerger, marchent sur des sols rythmés par des pavés, marchent au milieu d’un horizon citadin hésitant entre ruine et défi. Rougeoiments d’un Carnaval grotesque et terrible, bleutés presque laiteux d’un Enterrement fantômatique, camaïeu en bleu de Prusse, gris acier et noir pour la Procession noire où des mineurs défilent, portant oriflammes rouges et statue de la Vierge - pour Colette Bonzo, le rouge de la Révolution est aussi celui du cœur sanglant du Christ -. Une Procession noire que le Musée national d’art moderne voulut acquérir - ce que l’artiste refusa, tant le prix proposé était dérisoire… Voici enfin la liquéfaction chromatique des pierres et des hommes pour un Cataclysme qui dégueule l’horreur d’une fin du monde - apocalypse nucléaire ?-. Présentées dans un cadre où le peintre a vécu et travaillé, les huiles sur toile - et les fusains qui les accompagnent - permettent au visiteur un contact direct, presque intime, avec quelques unes des œuvres majeures de Colette Bonzo.

Patrick Combes, texte, “Le Cataclysme de Colette Bonzo”

Depuis plusieurs années, Patrick Combes porte un regard singulier sur l’œuvre de Colette Bonzo. Regard aigu, méditatif, aimant. L’été, il vient passer des heures au château du Pin, dans la pièce qui servit d’atelier au peintre, et, jour après jour, face aux tableaux, il écrit. Sa connaissance de l’art ancien et contemporain, sa réflexion (autant politique, philosophique que spirituelle), cette longue exploration de l’œuvre avait abouti en 2001 à un très beau texte : Notes sur le paysage dans l’œuvre de Colette Bonzo, paru aux Editions du Pin. Voici aujourd’hui ces pages sur “Le Cataclysme” où il brosse un portrait d’une toile majeure de l’artiste. Portrait en forme de questionnement - presque d’enquête - sur la genèse et l’image livrée par le tableau. Plongée dans la matière picturale, à la fois captation et interprétation, quête de l’intime, aussitôt replacé dans le contexte social, historique (les années 50, la Guerre froide) et artistique (René Char, Georges Rouault, Francis Bacon). Et les mots, leur densité, leur effervescence retenue, qui filent droit au but, célébrant ce que Patrick Combes appelle ” une création libre “.
(…) Que se passe-t-il ? Le ciel n’est plus qu’un tourbillon rouge, source ou conséquence du cataclysme, on ne sait. La bouche ouverte, dévoreuse, qui tourne dans la nuée, vient sur les fugitifs comme un ouragan. Le paysage naturel au centre duquel gémit le groupe humain est comme organiquement hostile, confondu avec lui pour porter plus encore de déréliction (” Pourquoi nous avez-vous abandonnés ” ?). Le monde semble se défaire dans sa totalité. On pourrait y voir la fuite d’un Sodome universel. Selon son frère, Colette Bonzo songeait alors à la menace nucléaire au cœur de la Guerre froide (…). Le tourbillon d’incendie dans le ciel peut l’évoquer explicitement. C’est bien une menace alors : le malheur n’est pas seulement derrière soi, comme dans le mythe biblique, à quoi il s’agit d’échapper : il est aussi bien devant les fuyards presque tétanisés (on voit leur manque d’espérance, leur mouvement déjà à demi-paralysé), leur douleur à venir.”

(Extrait de “Le Cataclysme de Colette Bonzo”)

Patrick Combes a publié une étude, ” La Littérature et le mouvement de Mai 68 ” (Seghers) un récit ” Au bord du fleuve ” (Le Temps des Cerises, 2000), un essai ” Notes sur le paysage dans l’œuvre de Colette Bonzo ” (Editions du Pin, 2001). Il s’apprête à publier aux éditions L’Harmattan ” Fille de l’Asie, une histoire d’adoption “. Il a également publié des textes dans la revue ” L’Infini “. Patrick Combes vit et travaille à Paris.

Martine Diersé, sculptures,”Les jardins extraordinaires”

Cela commence par une ondulation de briques-fleurs qui joignent le portail à la tour Renaissance. En-dessous, au milieu des figuiers, sur un flot de pouzzolane, cerné de plantes aromatiques, un parterre de fleurs céramique aux glaçures céladon, bleutée, ocre, rougeâtre - floraison en forme de mains, de doigts déchirés ou de bulbes, de têtes aussi, vives et grotesques. Plus loin, un corps se cambre, dressé dans le ciel. Un torse a roulé au bas d’une meurtrière, parmi les acanthes. De l’autre côté d’une muraille, en bouquets ou solitaires, de très petites mutantes, sculptures en réduction, sont juchées sur des grils. Adossée à un cyprès, une piéta sauvage. Une femme gît au sol, cernée de plantes grasses. Un orchestre féminin que la pluie fait ocre offre ses bouches et ses sexes à de posssibles souffles, à des percussions. Et tant d’autre terra cotta émaillées ou brutes, surgies d’une forêt florale où des rosiers montent à l’assaut de bois entaillés à la tronçonneuse. Au-delà, vers la colline aux châtaigniers, d’immenses et souples fleurs-fer rose bonbon frémissent d’une ondulation à peine perceptible. On dirait ces flexibles inflexibles carnivores du vent ou du passager qui les frôle… Glycine en arcades, monardes, glaïeuls, hortensias et cosmos, dahlias et sauge ananas, vignes et vieux poirier, potimarons et tomates… La nature, touffue, omniprésente, est là, à peine domptée, dressée avec amour par Martine Diersé en ces Jardins extraordinaires à l’âpre douceur.

Les habitants de Fabras
Gravures, typographies, livres

Il y a ceux qui sont venus une fois, ceux qui sont venus deux ou trois fois… et ceux qui sont venus et revenus, tout au long des ateliers de création artistique animés par Martine Diersé au château du Pin de l’automne 2002 au printemps 2003. Sur la terrasse (quand il faisait beau) et dans les salles, ils ont dessiné, gravé (sur bois ou sur lino), écrit puis composé au plomb mobile (il y fallait une habileté diabolique et une sacrée patience!). Ils ont fait tourner la presse à graver, activé la vieille presse typographique à pédale des années 1900 (et il y fallait du muscle !). Après-midis ou journées non stop, ils ont conçus des livres, des livres rares, fabriqués à l’ancienne sur de très beaux papiers. Les résultats sont beaux, étonnants, originaux. Nombre de ces travaux sont présentés dans leur diversité : Odile a réalisé un petit livre à colorier pour enfants à partir de ses animaux familiers, Alain décrit ses passions - jardinage et Gordini -, Nicole parle de liberté, Claudette de son voisin Georges, et tant d’autres, qui ont expérimenté la gravure sur des supports différents, à la presse à épreuve et la presse à eau-forte. Jeunes ou moins jeunes, retraités ou actifs, infirmières, étudiants, comptable, forestier…, tous présents, avec leurs différences et leurs richesses, leur générosité et leur dynamisme, à la rencontre d’une vraie expérience artistique.

François Seigneur
“Ordre et Désordres”, installation, livre

Cet homme est dangereux ! Plasticien, architecte, scénographe, il pratique la musique, l’écriture. Il réfléchit à l’état du monde, à l’état de l’artiste et de l’architecte dans ce monde. Pire : il se pose (et il pose) des questions sur l’état de la démocratie dans notre société. Il est donc politiquement incorrect. Il porte en lui un formidable élan poétique. Il introduit le désordre dans l’ordre. Il a l’œil (et la parole) critiques, il doute et il dénonce. Son humour est féroce, lucide - mais la tendresse l’habite. Il capte non pas l’air du temps, la mode et le décoratif, mais la vitalité et les angoisses quotidiennes pour construire : ” Notre société matérialiste produit, sans le savoir, des esthétiques qui révèlent plus que leur simple matérialité “, dit-il. Ce chercheur infatigable détonne dans le paysage de l’an 2003. Le temps qui passe, le travail du temps, celui de la réécriture, du détournement, le respect du regard des autres, voilà ce qu’il fouille depuis plus de trente ans. ” Mes sujets de réflexion et d’exploration tournent autour des temps relatifs, de la distance, l’épaisseur, le droit à l’erreur, les sujets ordinaires, les détournements, l’esthétique d’évolution, la monochromie… “. Architecte ou peintre, il refuse d’être un de ces héros de ” l’origine du monde “, il refuse la destruction, lui préférant la fragilité et la spontanéité. Il travaille ” en creux “, sur l’absence lui conférant ainsi une étonnante présence. Il aime ce qu’on nomme l’utilitaire. Il aime les gens. Pour lui, une maison ” doit être belle à vivre “. Aucun paradoxe, dit-il, entre l’esthétique et la fonction. Un musée (ici celui du Chemin de Fer, à Mulhouse), ce peut être ” un objet dans un champ de pommes de terre “. Le pavillon de la France à l’expo Universelle de Séville, c’est aussi ” dire beaucoup en faisant très peu, en gommant la présence d’un bâtiment de 200 millions de francs pour en faire une absence “. Et c’est là ” une idée politique, critique “. La boucle est bouclée… Au château du Pin, l’installation que François Seigneur propose est une violente dénonciation. Dans ” Ordre et désordres “, c’est l’ordre qui écrase les désordres : la vie quotidienne et la culture, dans leur prolifération, dans leur vitalité, sont écrabouillés par une chape de matériaux lourds - en même temps, les éléments composites qui constituent cette vie, cette culture - un collectif, non ? - sont aussi des piliers qui supportent l’ordre. L’installation renvoie également à cette ambiguité. La même que l’on retrouve dans les deux textes publiés cet été par les Editions du Pin : ” Ronchonneries 1 ” et ” Ordre et désordres en architecture “.

François Seigneur est né en 1942. Entre l’agence Jean Nouvel / François Seigneur de 1970 à 1974, et la création de sa propre agence en 1992, puis de la SARL François Seigneur et Sylvie de la Dure en 1999, entre Paris et Arles, un long détour dans les Cévennes. Parmi ses récentes réalisations : le pavillon de la France à l’Exposition universelle de Séville (1992), le réaménagement de l’espace scénique du Théâtre antique d’Arles (2000), le Musée du Chemin de fer à Mulhouse (2000), l’Escale Atlantique à Saint-Nazaire (1999), le Tunnel du Somport à Pau. Avec avec Sylvie de la Dure, il travaille actuellement, entre autres, sur le Mémorial des ” Malgré-nous ” de Shirmeck près de Stasbourg et, en Ardèche, sur l’Espace de restitution de la Grotte Chauvet.. Il a également scénographié l’exposition “Design, miroir du siècle ” au Grand Palais à Paris. Il anime des ateliers de recherche sur le logement et les énergies renouvelables. Il a exposé en 1999 à l’Institut français d’architecture à Paris.
Outre de nombreux articles, François Seigneur a publié ” Où commence le ciel ? ” (Ed. Fliligrammes, 1999) ; ” Photos “, avec Laurent Millet (Ed. Filigrammes, 2002) ; ” Au bord de la fin “, avec André Mérian (Ed. Images en manœuvre, 2002) ; ” Sacs de voyages “, dans la série ” Le bonheur absolu ” (Cahiers Arts et Sciences - Université de Bordeaux, 2002).

francois-seigneur-installation-2-chateau-du-pin-2003.JPG  francois-seigneur-installation-chateau-du-pin-2003.JPG 

Fabienne Vallin
“Ca glisse limite lapin”, vidéo

Fabienne Vallin, c’est la photographie, fragments, dyptiques, séries, accumulations, détails, ombres portées et plis travaillés en lumière naturelle. La peau, le tissu, un mur, la matière.
Le théâtre, côté jeu, côté écriture et côté mise en scène.
La pratique de la langue des signes avec des sourds.
Photographie, théâtre, langue des signes : il s’agit toujours de traduire, de mettre en espace.
Dans “La sculpture est-elle une marionnette ?”, pièce de théâtre de Christian Bontzolakis créée en 2001 lors des 6° Estivales du château du Pin, Fabienne Vallin retrouvait cette thématique : le fragment et la matière dans les sculptures de Martine Diersé, la gestuelle de Monique Scheigam manipulant ces sculptures mises en scène et les tissus qui les enveloppent.
Présentée en 2002 au château du Pin, une vidéo sous forme de tryptique traduisait cette rencontre : écran n° 1 : extraits du spectacle ; écran n° 2 : photographies des sculptures présentes sur le plateau ; écran n° 3 : travail de la manipulatrice sur le geste et le plissé.
En 2002, durant les 7ème Estivales, Fabienne Vallin a filmé “Chut(es) !” autre pièce de Christian Bontzolakis associant cette fois la gestuelle de Monique Scheigam aux percussions du compositeur Gérard Siracusa, dans une mise en scène de Martine Diersé. Deux films sont nés de cette nouvelle rencontre : l’un, sous la forme d’une installation vidéo pour six écrans a été montré à la Fondation Royaumont fin 2002 lors de la reprise de “Chut(es)” ; l’autre, “montage réalisé à partir du tournage des répétitions de Chute(s) en août, explique Fabienne Vallin, n’est pas une traduction fidèle de la pièce qui n’est pas présentée dans son intégralité.
 Je n’ai pas toujours respecté la chronologie des scènes, le texte et la musique sont également tronqués.
 Je me suis essentiellement attachée au parcours scénique de la comédienne, dans un ordre chorégraphique peut-être différent, variant avec l’angle de prise vue de la caméra.
 Filmer une pièce de théâtre est un pari impossible, il n’est qu’une simple photocopie du travail vivant, alors autant en faire autre chose, en avoir une autre lecture.
 De ce ” fatras ” de bribes de phrases, de bribes de moments de vie, d’accessoires du quotidien parfaitement orchestré et mis en espace, j’ai voulu très sagement tournebouler cet objet théâtral en succession de ” tableaux ” photographiques - autres chute(s) en quelque sorte.”
 Le film est présenté dans le décor que Martine Diersé a réalisé pour la pièce.

Fabienne Vallin est née ailleurs en 1956. Elle vit et travaille à Paris.
 Travaux récents :
 2002 : installation vidéo “Chut(es) !” à la Fondation Royaumont (Val-d’Oise).
 2001 : travail expérimental à la Fondation Royaumont autour de la traduction de deux poètes sourds.
 Conception et animation d’un atelier d’écriture autour de la carte postale.
 Exposition de photolithographies au Musée de la Vieille Charité (C.I.P.M.) à Marseille.
 2000 : installation in situ à partir de photographies prises au cours de séminaires de traduction collective de poésie (Fondation Royaumont).
 Fabienne Vallin travaille actuellement à la conception d’un livre textes / photos.
 ” Intimités “, exposition photographique collective à la mairie du X° arrondissement à Paris.

Théâtre
“Fabras, c’est une île?”, création
Les habitants de Fabras / Yvon Davis / Christian Bontzolakis / Martine Diersé / Thierry et Véronique Pointet

Fabras, commune de la Cévenne ardéchoise, n ‘est pas une île. Pourtant, certains - de Fabras ou d’ailleurs - se posent la question. Un village qui n’est pas une île peut-il, dans certains cas, être une île ? Qu’en dit le Petit Robert ? Ile, étendue de terre ferme émergée d’une manière durable dans les eaux d’un océan, d’une mer, d’un lac ou d’un cours d’eau. Diable ! Nous sommes loin du compte, même si Fabras compte, outre de nombreux torrents, la rivière Ardèche et celle du Lignon. Notre petit village (près de 300 âmes) émerge surtout d’un océan de châtaigniers, et ses habitants ne sont pas seuls au monde. Fabras ? On y va, on y revient, on y goûte le silence et la beauté des paysages. Et, même si les Fabrassous se disputent parfois, dans notre île tout finit toujours par de sacrés repas ! Fabras, ou l’île aux bonheurs ? Cythère-sur-Ardèche ?
 Il fallait aller y voir de plus près. L’été 2002, les Fabrassous avaient pris la parole pour évoquer leurs vies. Ces paroles, transcrites, ils les avaient exposées et lues en public. Désirs, colères, souvenirs, quête d’une identité - c’était fort, et profondément émouvant.
Cette année, ils creusent encore plus profond avec le spectacle Fabras, c’est une île, autoportrait collectif d’un village en mutation, hésitant entre ses racines paysannes et un devenir (presque) citadin. Le texte est issu d’un montage de leurs paroles et certains des Fabrassous, en plein air, en plein ciel, à la tombée de la nuit donnent corps et voix à leurs mots. N’attendez pas une évocation folklorique en costumes d’antan : ils vivent aujourd’hui, ils parlent et chantent d’aujourd’hui. Ils ont travaillé et répété avec Yvon Davis et Christian Bontzolakis, côté mise en scène et texte ; avec Martine Diersé pour la scénographie ; Thierry et Véronique Pointet les mettent en son et en lumière… Et sait-on au moins, à voir leur spectacle, si Fabras est une île, oui ou non ? Le mieux est de venir en juger puisqu’ils font du théâtre. Une île, un soir d’août, c’est beau à découvrir, à explorer. Surtout une île aux trésors.

Yvon Davis, metteur en scène
Yvon Davis a monté au Théâtre de Gennevillisrs (Centre Dramatique National) des textes d’Ostrovski (” L’abîme “), d’Odon von Horvath (” Foi, espérance et charité “), de Brecht (” Tambours dans la nuit “), de Christian Bontzolakis (” Cette obscure terreur dont je suis l’enfant ” d’après ” La Terre ” de Zola et ” Demain, demain “), de Thomas Bernhard (” Avant la retraite “), de Grabbe (” Don Juan et Faust “), de Corneille (” Othon “) et de Paul Nizan (” Aden Arabie “. A la Gande Halle de la Villette, à Paris, il a présenté un spectacle multimédia de Michel Jaffrenou, ” Vidéopérette “. Avec le Théâtre de la Ville-Evrard il mis en scène ” Le chant d’amour des alphabets d’Auschwitz ” d’Armand Gatti, ” Le balcon ” de Genet, ” No man’s land ” d’après Thomas Bernhard et Pierre Bourdieu, ” Le baladin du monde occidental ” et ” L’ombre et la vallée ” de Synge, ” Vieux ménage ” d’Octave Mirbeau, ” Le long séjour interrompu ” et ” Parle-moi comme la pluie et laisse-moi écouter ” de Tenessee Williams, ” Les femmes du bœuf ” d’Audiberti. Avec le Théâtre Circonflexe, il a adapté ” Enfance ” de Nathalie Sarraute.
 Yvon Davis est également producteur de films. Après avoir été chargé de réaliser pour la télévision des films à partir du spectacle vivant avec C.D.N. Productions et le Théâtre de Gennevilliers, il travaille aujourd’hui avec Agat Films et Cie. A son actif notamment plusieurs films de Robert Guédiguian, dont ” La ville est tranquille ” ; ” Brook par Brook, portrait intime ” et ” La tragédie d’Hamlet ” de PeterBrook, récemment passé sur Arte
Yvon Davis travaille avec des comédiens professionnels ou amateurs - et aujourd’hui, avec les habitants de Fabras. Il parle ici de cette approche particulière du jeu théâtral :
Chez les amateurs, ni a priori, ni métier qui agit comme une protection - mais le désir et le plaisir, et des motivations : être mieux dans sa peau, s’exprimer à travers un texte, ‘entrer en relation avec les autres. C’est aussi une épreuve où l’angoisse et le plaisir se conjuguent, où la possibilité d’exister face à l’autre se double d’une aventure collective. Sur le plan de la création, ce n’est pas si fréquent que ça ! 
La générosité du comédien amateur c’est d’abord l’absence de défense : spontanément, il se met en danger ; il offre ce qu’il est, son expérience de la vie. C’est un cadeau bouleversant. A partir de là se construit un objet unique, un prototype où le théâtre et la vie dialoguent et coopérent - ce qui est rarement le cas avec des comédiens professionnels.
Ce théâtre-là ne se pratique jamais dans l’anonymat - souvent, on joue devant un public qu’on connaît. Il contribue à enrichir, à tisser le lien social. C’est également une rencontre avec un metteur en scène pour qui le niveau d’exigence, la manière de faire, sont aussi forts qu’il s’agisse de comédiens professionnels ou amateurs. La pratique n’a ni à être complaisante, ni à singer le théâtre de boulevard. Même si la gestation est plus lente et le résultat différent, elle doit répondre à cette exigence artistique.
Le mystère troublant de cette pratique, c’est que les participants ignorent la plupart du temps les potentialités dont ils sont porteurs. Potentialités rares et fragiles : c’est la personne qui apparaît derrière le personnage et son texte.
Le théâtre amateur est par définition un théâtre expérimental : tout est à inventer ! C’est assez grisant en dépit de difficultés réelles - contingences liées à la vie familiale, professionnelle, sociale.
Dans ce théâtre, la parole circule : elle vient des habitants, passe par les habitants à travers une pratique artistique, puis retourne vers eux et nombre de leurs spectateurs : une image se constitue, qui est une représentation de ce que nous sommes, qui nous rapproche de nous-mêmes. A chaque spectateur aussi de pratiquer un cheminement identique : il permet à chacun, acteurou spectateur de s’éprouver, de se situer par rapport à l’autrer. C’est une aventure humaine. L’enjeu est là.
A Fabras, nous allons jouer en plein air. Tout espace est théâtralisable. La scène n’est pas incontournable ! Le théâtre en extérieur apporte une plénitude liée à la sensualité que procure la nature Nous allons jouer en nocturne : on a besoin d’obscurité pour qu’une certaine lumière naisse. Le théâtre rend visible une forme d’invisibilité qui est en nous - cette part d’ombre. Il est la vraie vie - celle qui nous permet d’entrer en contact avec l’essentiel, même s’il est caché. “

(Juillet 2003)

Thierry et Véronique Pointet, mise en lumière et en son
Véronique Pointet (danseuse / chorégraphe) et Thierry Pointet (scénographe / éclairagiste), vivent sur le Plateau Ardéchois depuis bientôt dix ans, et y ont fondé l’entreprise culturelle “Le Rocher des Hautes-Terres”. 
Ils travaillent en réflexions communes autour des arts de la scène : sur le mouvement, l’espace, la matière et la relation à la lumière. C’est la rencontre entre la danse et le théâtre qui a fait l’aboutissement de leur travail de recherche scénographique. 
L’accompagnement de projets est un fondement de leurs volontés communes, dont le fruit sera l’instant que l’on pourra nommer ” représentation… ”
Pendant cinq ans Thierry et Véronique Pointet ont organisé 67 représentations, 40 séances de cinéma, qui ont accueilli 4 906 spectateurs.
1998 : création de la structure ” Le Rocher des Hautes-Terres “. 1er événement ” Art et Nature ” : ” Cyrano de Bergerac ” (Grenier Théâtre Toulouse) - ” La Valse des adieux ” (Aragon), J L Trintignant, D. MILLE - Eté 99 : 14 spectacles, dont plusieurs en pleine nature. 
Eté 2001 : Accueil d’un groupe de Thaïlandais (lien avec le Festival des Cultures du Monde) - ” Concept Art et Nature ” sur le thème : ” Le silence, le son et les sons de la nature ” - 2002 : projet de développement Musical avec le P.N.R. et l’ensemble Obsidienne & Cie (Mai 2002) : Résidence - Semaine pédagogique - Randonnée Musicale autour des Sucs - Spectacle à BOURLATIER : ” François Villon, un songe musical ” - Création scénographique du spectacle ” La Mémoire et la Mer ” (M. BENIN chante Léo FERRE) - Mise en œuvre d’un projet pédagogique sur ” le Land-Art et la Lumière ” en milieu scolaire.
Ils ont réalisé la scénographie des éclairages et de l’univers sonore sur les créations théâtrales ” Petites Eaux ” (juin-juillet 2002) et ” Le diable n’est pas encore mort “, d’après Stevenson (juillet-août 2003), par la Compagnie du Passage, au Château d’Aubenas.
De 1993 à 1998, 31 mois de tournées en France et en Europe. Régie Générale pour Théâtre de l’Atelier (Paris), sur les pièces : ” C’était bien “, S. Meldeg, B. Agenin, S. Fress, J. Franck (1993). ”Le roi se meurt” (E.Ionesco) - M. Bouquet (93 et 94). ”La volupté de l’honneur” (L.Pirandello) - G.Desarthe (94). ”Art” (Y.Reza) - J.L. Trintignant - P.Vaneck - P.Arditi (96 et 98). ”Fin de partie” (S.Becket) - M.Bouquet - Rufus - M.Cuvelier (96). ”Avant la retraite” (T.Bernhard) - M.Bouquet - J.Carré - F.Delbrice (96). Avec le Théâtre Populaire Romans (Jura Suisse) adaptation de ” Crime et châtiments ” (Dostoïevski), avec le metteur en scène polonais Eugénius CHORINE (97). Deux années au ” Printemps des Comédiens ” à Montpellier (93 et 94).
De 1982 à 1993, Véronique Pointet a notamment été danseuse-chorégraphe au sein de la compagnie ”Les Furieuses”. Cinq créations. Elle a été l’interprète de chorégraphes toulousains et parisiens et a participé au Festival Off d’Avignon. Egalement : recherche chorégraphique avec musiciens, plasticiens ( happenings-expositions). Participe au spectacle de Ko Murobushi (danse Buto) à l’occasion du 40ème anniversaire de l’UNESCO et de l’année internationale de la paix à Paris - Amnesty International. Assistante du chorégraphe Michel Raji pour la formation professionnelle de danseurs, musiciens, comédiens. Interprète au sein de la compagnie ”Wasla Danse” chorégraphe M.Raji
De 1981 à 88 Thierry Pointet a participé en tant que comédien au Théâtre de l’épée de bois (CARTOUCHERIE de VINCENNES) aux pièces : ” Le paradoxe sur le comédiens ” (Diderot), ” Caligula ” (Camus), ” La mère ” (Brecht), ” La Place Royale ” (Corneille). Joue et chante dans un ” Spectacle de Cabaret ”

Christian Bontzolakis, travail sur le texte
Auteur de plusieurs pièces de théâtre créées à Paris, en banlieue parisienne (” Demain, demain ” au Théâtre de Gennevilliers, Centre National Dramatique) et en Ardèche, Christian Bontzolakis est également scénariste (” Une femme en bataille “, de Camille Brottes, avec Dominque Blanc, France 3 ; ” Mina ne connaît pas le é “, Fondation Royaumont). Il a écrit de nombreux articles sur des créateurs contemporains (plasticiens, architectes, designers, dramaturges). Il travaille avec la Fondation Royaumont, notamment dans le cadre de ” Langage & Ecritures “, et avec le Théâtre Incarnat en région parisienne, dans le cadre de spectacles avec des habitants (dix spectacles créés). Avec la chorégraphe Sylvie Molina et le musicien/compositeur Jean Cohen, il vient de présenter ” Lectures foissées ” à Villeurbanne (” Festival Chaos/Danse “, Salle Gérard Philippe) avec la chorégraphe Sylvie Molina et le musicien Jean Cohen. En Ardèche, où il vit, Christian Bontzolakis est le fondateur et un des animateurs des ” Estivales du Château du Pin “. Il a publié des poèmes, ” Le carré est carré… ” (Editions Grasset-Jeunesse), un roman, ” Sous l’aile d’un corbeau ” (Editions Jean-Michel Place), des pièces de théâtre, ” Mandibule “, ” Chut(es) ! ” (Editions du Pin) et un récit, ” Bal au bois de Païolive ” (Editions du Pin).

Dimanche 10, lundi 11 et mardi 12 août à 20 h 30. Durée 1 h 30. En cas d’intempéries, soirée de remplacement le mercredi 13 août à 20 h 30. Places : 6 .
Renseignements, réservations : 04 75 38 05 26.

>> ATTENTION ! Les représentations ne se déroulent pas au château du Pin mais au Pont-de-l’Echelette, à deux pas du Belvédère. Le parcours est fléché à partir de Lalevade, Pont-de-Labeaume, Jaujac et Fabras. Parking assuré.

Lecture / Edition
“Un temps - Créations actuelles en Ardèche”

Lectures le 24 juillet à 18 h 30, avec Alain Chanéac, Christiane Tricoit, Martine Diersé, Christian Bontzolakis et d’autres encore…
” Un temps - créations actuelles en Ardèche “, 8, chemin des Teinturiers, 07160 Le Cheylard.



Deux revues, “Faire part” au Cheylard, en Ardèche, et “Passage d’encres” à Montreuil, en région parisienne se sont associées pour un numéro spécial, “Un temps - créations actuelles en Ardèche”. Un numéro consacré à des écrivains et artistes ayant un rapport intime et fort avec les vies et les paysages de l’Ardèche (d’accords ou de ruptures) ; qu’ils en soient originaires, qu’ils en soient partis, qu’ils y aient toujours vécu ou qu’ils l’aient découverte et s’y soient installés plus récemment. Il s’agit de donner à lire et à voir des pratiques contemporaines et singulières : l’Ardèche y est un espace ouvert, un lieu de créations ; ce qui compte est le geste d’écrire, de dessiner ou de peindre, premiers, et toutes les immédiatetés, tous les creusements, tous les risques, tous les passages de vies, au sens où l’entend Jacques Ancet : ” si le poème renvoie à quelque chose, ce n’est pas à une expérience persistante, mais à l’événement de ce passage de vie qui le constitue. “
 Plus de quarante auteurs, critiques, metteurs en scène de théâtre et une dizaine d’artistes, peintres, sculpteurs, graveurs et photographes, contribuent à ce numéro exceptionnel conçu notamment par Alain Chanéac et Christiane Tricoit. Impossible de dresser la liste exhaustive d’un sommaire où voisinent les noms (très) connus de Jacques Dupin, Gabriel Monnet ou Kenneth White…

Les Editions du Pin
Textes, gravures, livres-objets / Catalogue 2003

Créées par l’Association Colette Bonzo, les Editions du Pin proposent dans la collection “Carré” des textes (fiction, poésie, essai…) où des écrivains évoquent les œuvres d’artistes contemporains. Chaque volume fait l’objet d’une présentation de qualité sur papier velin, avec une ou plusieurs illustrations noir et blanc ou couleur.
Collection Carré
Patrick Combes, Notes sur le paysage dans l’œuvre de Colette Bonzo. 2001. 8 euros
Bernadette Menu, Le jardin extraordinaire de Martine Diersé. 2001. 8 euros
Christian Bontzolakis, Bal au bois de Païolive. 2002. 8 euros
Jean Planche, Dominique Thibaud, Les jardins mirobolants de René Moreu. 2003. 8 euros
François Seigneur, Ronchonneries 1 - Ordre et désordre en architecture. 2003. 10 euros
Collection Typo(s)
Les Editions du Pin impriment et relient des ouvrages à tirage limité, tirages au plomb mobile sur presse typographique à pédale, associant textes et gravures sur bois ou sur lino. Certaines publications prennent la forme de ” livres-objets “.
Christian Bontzolakis (poème), Martine Diersé (gravures et impression), Le temps passe à Jaujac. 2002. Deux versions : 
. lino sur impression rouge au rouleau, reliure à la chinoise. 15 euros
. Lino imprimé noir sur impression au rouleau, tiré à part du texte typographié. 8 euros

. Christian Bontzolakis (poème), Martine Diersé (gravures et impression), L’amour en cage. Typographie au plomb mobile, impressions de mousse et d’alkekenge en rouge, impression au fil de fer en noir. Marque page-errata en papier de soie de riz. 2001. 23 euros

. Pour réussir les cornichons à la façon du Père Blénet, recette. Gravures et typo Martine Diersé, reliure Christine Roussel. 2002. Couverture en tissu avec impression d’un lino en deux couleurs, gravure lino tirée à part. 23 euros. 

Colette Bonzo (poème), Martine Diersé (gravures, sculpture), Les rosiers rouges. Pochette en tissu, intérieur noir, extérieur chintz fleuri de roses. Un livret poème avec impression au tampon, deux presse-livres céramique avec roses. 70 euros

. Odile Rivière, Des chats, des lunes et des plumes, texte et gravures, petit livre pour enfant à colorier, présenté dans un cartonnage. Typographie au plomb mobile, linogravures. 10 euros

. Christian Bontzolakis (texte), Martine Diersé (gravures), Fleurs. Impressions de végétaux. Typographie au plomb mobile, linogravures sur papier de Chine, reliure cousue. 70 euros
Porte-folios
. Chut(es) ! Ça glisse limite lapin, théâtre/musique. Texte de Christian Bontzolakis, partitions de Gérard Siracusa, dessins et gravures de Martine Diersé. 2002. Photocopies A3 sur écru de Chine dans un cartonnage typographié et linogravé en rouge et noir. 15 euros
. Fabras, c’est une île ? Paroles d’habitants du village de Fabras, avec portraits graphiques, texte de la pièce et croquis des répétitions. 15 euros
Hors collections
Patrick Combes : “Le cataclysme” , de Colette Bonzo (2003). 4 euros
Editions du Pin, château du Pin, 07380 Fabras. Catalogue et envois sur demande (port en sus).

Journées Européennes du Patrimoine
Patrimoine et Spiritualité
20 et 21 septembre 2003

Patrimoine et Spiritualité : 

2003 voit la vingtième édition des Journées Européennes du Patrimoine. C’est aussi le bicentenaire de la naissance de l’écrivain Prosper Mérimée. L’auteur de Carmen et de Colomba fut aussi ” inspecteur général des monuments historiques “. A ce titre, il joua un rôle déterminant dans la politique nationale de conservation du patrimoine. Aujourd’hui, il s’agit de replacer le monument historique au cœur de l’événement. Le château du Pin n’est pas un monument historique - mais un lieu de qualité, vieux de huit siècles, à l’architecture typique de la Cévenne ardéchoise. Ce patrimoine historique et architectural est ouvert à la création contemporaine : chaque été depuis huit ans, expositions, créations théâtrales, concerts placent présisément la vieille demeure au cœur de l’événement. 
Outre la célébration de Mérimée, le ministère de la Culture et de la Communication a choisi cette année comme thème national Patrimoine et spitualité. Les peintures de Colette Bonzo et les sculptures de Martine Diersé, présentées en permanence au château du Pin, sont, chacune à leur manière, porteuses d’une forte dimension spirituelle : les visiteurs qui participeront à ces Journées Européennes du Patrimoine pourront découvrir (ou redécouvrir) le site et les œuvres sous cet éclairage. Les visites commentées se doubleront de lectures de textes en rapport avec peintures et sculptures. Elles seront aussi l’occasion de voir les travaux d’autres artistes, exposés durant l’été.
Visites le samedi 20 et le dimanche 21 septembre à 15 h et à 16 h 30. 
Participation aux frais : 5 €. Enfants (moins de 12 ans) : 3 €
. Renseignements au 04 75 38 05 26.

Danielle Entressangle, imprimeuse / Démonstration sur presse typo du 19ème siècle.

ARCHIVES 2004

9° ESTIVALES DU CHATEAU DU PIN
“Programme 2004″
17 juillet - 19 septembre 2004

Thématique générale: “Voyages”. Voyages dans le temps, l’espace, voyages concrets ou imaginaires, voyages en chambre, voyages intimes, voyages d’artistes.

Inauguration le 17 juillet à 18 heures.

Evénements :
Milos Cvach : Une histoire blanche, accrochage en direct, musique de John Cage. Mireille Coulomb, Quelques regards risqués sur “schweizer heitmarbeiten” de Monika Brugger, lecture. Martine Diersé, Christian Bontzolakis : Rebonds d’une œuvre à l’autre, lecture. Le jour et la nuit, pastels, Ali ou Léo? installation de Sophie Curtil. Une histoire blanche, sculptures de Milos Cvach. Les jardins extraordinaires de Martine Diersé, sculptures céramique, bois, métal, végétal. Ombre et lumière, fusains et peintures de Colette Bonzo.

18 juillet au 15 août, du mardi au vendredi à 16 h 30:
visites en lectures du château et des expositions.

12 et 13 août à 20 h 30: création de Lecture froissée 2, danse, musique, texte. Ce spectacle réunit deux danseuses, Sylvie Molina, Delphine Pouilly, un compositeur saxophoniste, Jean Cohen, et un écrivain comédien, Christian Bontzolakis. Sculptures : Martine Diersé. Lumières: Thierry et Véronique Pointet. La poursuite d’une aventure commencée en mai 2003 à la Salle Gérard Philippe à Villeurbanne, dans le cadre du Festival “Chaos Danse”. Lecture froissée 2 prend la forme d’un quatuor chorégraphié par Sylvie Molina et basé sur une forme d’improvisation où viennent se tisser la danse, la musique, la parole.

18 et 19 septembre à 15 h et 17 h :
Journées Européennes du Patrimoine : autour du thème national proposé par le Ministère de la Culture, Patrimoine, sciences et techniques, et des œuvres exposées, autour également de l’histoire et de l’architecture du château du Pin, des visites en lectures et des animations pour mettre en valeur les savoir-faire des constructeurs de jadis et ceux des artistes d’aujourd’hui.

18 septembre à 17 h :
Lecture à plusieurs voix : A feux ouverts de Werner Lambersy, par Jean-Pierre Gelly, Gilbert Auzias, Jean Gabriel Cosculluela, Mireille Coulomb, Martine Diersé, Christian Bontzolakis et d’autres encore… Présentation d’encres de Claire Dumonteil.

Editions :
Rebonds d’une œuvre à l’autre, de Sophie Curtil et Milos Cvach (Collection “Carré”) : à travers des textes croisés, chacun des plasticiens évoque le travail et l’œuvre de l’autre. Un duo à rebondissements. Rebonds d’une œuvre à l’autre est publié en commun avec La Fabrique du Pont d’Aleyrac.
Quelques regards risqués, de Mireille Coulomb (Collection “Carré”) : écrivain, poète, Mireille Coulomb va à la rencontre des œuvres de Monika Brugger. Elle propose également en écho des textes sur la mémoire des travaux de couture.
Les Baigneuses, de Patrick Combes : depuis quatre ans, Patrick Combes, écrivain, auteur d’essais, analyse l’œuvre de Colette Bonzo. Il se penche cette année sur “Les Baigneuses”, deux tableaux des années 1960, la période “ardéchoise” du peintre. Une approche ludique qui prend ici la forme d’un dialogue.

Les expositions des œuvres de Sophie Curtil et de Milos Cvach, ainsi que l’édition de leur livre “Rebonds d’une œuvre à l’autre” sont organisés conjointement par La Fabrique du Pont d’Aleyrac (Saint-Pierreville) et le château du Pin. Expositions à La Fabrique du Pont d’Aleyrac du 10 juillet au 24 août. Tél: 04 75 66 65 25.

Colette Bonzo
Fusains, peintures.

Ombre et Lumière

Le Mariage de Nains (1949), La Reine morte (1956) : les deux (très) grands tableaux se font face dans la pièce qui servit d’atelier à Colette Bonzo au château du Pin. Deux scènes de groupes où l’on retrouve d’emblée le goût du peintre pour les compositions monumentales et la mise en scène de personnages emblématiques. Entre Le Mariage de Nains, brut, presque naïf, et La Reine morte, tout en fluidité, la comédie et la tragédie, quelques années où l’œuvre, son style, sa manière, évoluent - mais les lignes de force restent identiques : un jeu de voûtes et de lumières qui orchestrent les acteurs, des transparences de vitrail jusque dans l’épaisseur de la pâte ; des thématiques axées sur les moments clés de l’existence (le mariage, la mort) ; une interrogation sur le sens de la vie ; une verve satirique et amère qui charcute le social. Enfin et surtout la présence humaine.
Le Mariage de Nains, issu d’un souvenir de famille, presque d’une photo de noce au sortir d’une église - on y retrouve les beaux-parents du peintre - ; La Reine morte, peinte après la vision de la pièce de théâtre éponyme de Montherlant - une régente dans le Portugal du Moyen-Âge, assassinée par des prétendants au trône, tirée de sa tombe, et devant laquelle défilent ses meurtriers avant d’être exécutés… Toujours de histoires de famille, des “anecdotes” piquées au quotidien, mais à travers cela, à travers la truculence et le drame aussi, le peintre se penche sur tous les mariages, sur toutes les cérémonies nuptiales, à la fois pathétiques et touchantes, et sur toutes les femmes assassinées par le pouvoir masculin, et sur le mystère de la mort. Exposé en 1952 à Paris, Le Mariage de Nains, avait provoqué l’admiration de Picasso ou de Paul Fort (qui soulignait son lyrisme hors mesure et son aspect visionnaire). En 1976, lors d’une rétrospective au Château de Saint-Ouen, l’écrivain Henri Quéffelec écrira de La Reine morte qu’elle est “comme une confidence désespérée. Dans ce personnage, exsangue mais intact, hiératique et suprêmement lointain mais encore douloureux et sensible, qui ferme les longs pétales de ses paupières comme les grilles d’un parc, à jamais, on ne peut pas ne pas reconnaître, physiquement et spirituellement, l’artiste…” Et Max Pol Fouchet dira qu’il n’avait “pu se déprendre de cette Reine morte où, dans un chromatisme proche du Gréco, de grandes figures accordent à la tragédie une majesté de fresque. Au vrai, la dimension extérieure de telles œuvres répond à la dimension intérieure de celle qui les créait.”
En écho à ces deux toiles majeures, des fusains, de la série Dies illa (”Ce jour-là”), 1965-1996, dernières œuvres de Colette Bonzo, “prolongent les secrets de La Reine morte, écrit Quéffelec. Des fusains directement inspirés par la souffrance et qui prirent ensuite appui sur des textes. Colette Bonzo vivait déjà dans l’au-delà qu’elle a rejoint. La violence que lui imposait la crainte de mourir sans avoir délivré son message s’unissait en elle à une miséricorde insigne. Pascal et tous les chrétiens profonds ont vécu ces contradictions et ce drame. Tous ces rappels d’une condition humaine qui est tellement menacée du dehors et du dedans et qui semble condamnée à l’angoisse, n’ont pas reçu mission de prévaloir définitivement contre l’espérance.” Une vision partagée par Michel Florisoone, Conservateur au Musée du Louvre et historien de l’art qui voyait dans le Dies illa, “un chant inspiré par l’oppressante détresse universelle en même temps que par l’indispensable certitude de la confiance et une épopée mystique.”
Le peintre parle elle-même de ces fusains dans une page de son Journal, écrit quelques mois avant sa mort :
“L’itinéraire de l’Œuvre dessinée ou peinte, ici en l’occurrence de noirs et de blancs, des passages - ombres et lumières des dessins - mais ce ne sont pas dessins puisqu’ils sont chacun d’eux une œuvre totale, composée, et dont la matière a une importance primordiale. Parlons donc de fusain, ce charbon né du sein de la terre, venu des puissances infernales, corrompu puis sanctifié au cours des années du monde, puisqu’il va devenir entre les mains de l’artiste, le médium, et permettre la naissance et la primauté de la lumière qui, selon nos yeux de chair, ne peut exister sans l’ombre et la nuit.
C’est de cette ombre et de la lumière que procède de façon très particulière cette Œuvre dont certains stades plus aigus dans leur naissance ont donné naissance à un certain nombre de planches (…).
Ces visions, qui au départ ne voulaient être pour moi que des études en vue d’une grande composition picturale, se sont affirmées comme devant se suffire à elles-mêmes. Les planches ont été menées rapidement, elles coulaient toutes seules, comme d’une source longtemps comprimée qui, enfin, a trouvé son lit.
Les dessins que je fais, en préparation de grandes compositions, ne sont pas des études au sens où on l’entend d’habitude.
Ils constituent davantage un exercice psychologique et spirituel et la main demeure au service du subconscient guidé par la foi, la ferveur, l’angoisse, selon l’heure, le jour, l’état d’âme. Ils viennent et je vais à leur poursuite jusqu’aux tréfonds de mes possibilités spirituelles présentes, évoquant ainsi, suggérant les innombrables, inlassables problèmes de l’humanité souffrante. ” (Extrait de Une femme en bataille Editions Volle, Privas, 1977)

Patrick Combes / texte / “Les Baigneuses, de Colette Bonzo”

1964-1965, c’est pour Colette Bonzo la période “ardéchoise” du peintre. De ses promenades au bois de Païolive et à Voguë naîtront quatre tableaux où la lumière d’un Sud estival fait irruption. A côté de la grande composition très connue, Bal au Bois de Païolive et de L’Ours et le Lion, deux petits formats voient le jour : Les Baigneuses. Depuis plusieurs années, Patrick Combes porte un regard singulier sur l’œuvre de Colette Bonzo. Regard aigu, méditatif, aimant. L’été, il vient passer des heures au château du Pin, dans la pièce qui servit d’atelier au peintre, et, jour après jour, face aux tableaux, il écrit. Sa connaissance de l’art ancien et contemporain, sa réflexion (autant politique, philosophique que spirituelle), cette longue exploration de l’œuvre avait abouti en 2001 à un très beau texte : Notes sur le paysage dans l’œuvre de Colette Bonzo, paru aux Editions du Pin, puis en 2003 à Le Cataclysme, également paru aux Editions du Pin. Voici aujourd’hui ces pages sur Les Baigneuses, où l’auteur, sous la forme d’un dialogue ludique, s’interroge sur l’énigme de ces œuvres, apparemment en rupture avec la violence et le drame propres à l’univers de Colette Bonzo. Patrick Combes nous offre ici un voyage qui nous emmène du côté de chez Freud ou d’Edward Munch au Musée d’Oslo, une baignade à laquelle sont conviés Mao, Cézanne et Ophélie. Etranges baptêmes, immersions au cœur du rêve et de la réalité picturales… Et portes dérobées où glisser un œil sur la nature de la création artistique.

“(…) A.- Disons : il s ‘agit d’accepter que cette scène de bain renvoie à autre chose, nous invite à penser un peu au-delà, autrement, qu’elle introduit à d’autres questions… Rappelez-vous l’expression pour dire qu’on ne comprend pas, qu’on est désorienté : ” Je nage… “

B. - Un souvenir récent permet peut-être d’aller plus loin: on peut voir, au musée d’Oslo, trois toiles de Munch sur la baignade, juste avant 1900, qui portent –ce pourrait être un outil
d’analyse– une sorte de mystère, de décalage identiques. Dans ” Badende gutter “, trois garçons se baignent, mais ils semblent moins abandonnés au plaisir ludique de la baignade qu’ils ne sont égarés, comme suspendus dans une méditation d’abandon à l’élément liquide. C’est un bain très …existentiel, dirait-on. A peine aquatique. Ils ne se baignent nullement ensemble mais côte à côte. Deux ont les membres en croix, comme des têtards engagés dans un exercice vital, primitif –l’apprentissage de l’espèce… Libéré de l’élément, le troisième garçon, debout dans la rivière à mi-cuisses (c’est le cas des deux baigneuses de Colette Bonzo, dans la toile la plus petite), semble s’interroger sur son statut, décontenancé, ” plongé ” dans une autre expérience, qu’on pourrait appeler ” l’idiotie de l’espèce “…. C’est lui qui dit seul la présence humaine, et le travail du peintre : formes et chair, lumière et reflets, irisations, empathie, distance critique… Ce ne sont pas exactement des baigneurs mais plutôt des individus engagés dans une expérience très intérieure de flottaison : une forme de lévitation, d’absence ; le bain n’est plus alors qu’une sorte de prétexte, de décor générique, irréaliste ; on peut avoir ce même sentiment avec les deux baigneuses de la petite toile, qui sont dans une situation identique. Avec celle aussi, dans l’autre toile, qui s’est isolée sur la berge, presque confondue à mi-corps avec celle-ci, curieusement étrangère à la rivière scintillante qui vient vers nous ; et manifestement engagée dans un mouvement plus intérieur que ses amies, à distance sur l’autre rive…”

(Extrait de “Les Baigneuses” de Colette Bonzo)

Patrick Combes a publié une étude, “La Littérature et le mouvement de Mai 68″ (Seghers) un récit ” Au bord du fleuve” (Le Temps des Cerises, 2000), deux essais “Notes sur le paysage dans l’œuvre de Colette Bonzo” (Editions du Pin, 2001) et “Le Cataclysme, de Colette Bonzo” (Editions du Pin, 2003). Il a publié en 2003 aux éditions L’Harmattan “Fille de l’Asie, une histoire d’adoption”. Ses textes sont également parus dans la revue “L’Infini”. Patrick Combes vit et travaille à Paris.

Les Baigneuses de Colette Bonzo” (éditions du Pin) : 4 €.
Martine Diersé / Sculptures / “Les jardins extraordinaires”

“Les cistes de la garrigue, comme du papier qui se défroisse un seul jour. Les roses de toutes les façons, souvent anciennes, toujours épineuses, rosiers moussus dont exsude la résine. Belle Poitevine. Roses pâles, roses fuschias, roses flammées, roses trémières. Les odeurs, les parfums.
Origan, achillées, menthe poivrée, menthe bergamote, verveine, marjolaine, sarriette, romarin, hysope, rhue toxique qui pue, laurier sauce, véronique, thym citron, thym qui rampe, sauge, laurier pas sauce, basilic, angélique, monarde, absinthe. Les odeurs, les parfums
Rhubarbe, acanthes, pivoines, asters, lauriers roses, dahlias jaunes, cosmos roses et blancs, amarantes rouges, pivoines blanches et roses, gingérines, seringas, iris, cœurs de Marie, hortensias, poireaux, tomates cœur de bœuf, côtes de bettes, glycines, fleurs de la passion, clématites, pervenches, fraises des bois, artichaut, plantes presque grasses.
Le problème c’est qu’il y en a qui prennent le pas sur les autres.
C’est le combat permanent.
Tout ça à l’ombre des figuiers, des frênes, du vieux poirier, des tilleuls et des châtaigniers.
Les fleurs en terre cuite prolifèrent comme le reste. A côté des fleurs céramique sont venues s’ajouter les sculptures de personnages qui habitent aussi les jardins. Et de hautes fleurs roses sur tige, tout en fer. Elles bougent avec le vent.
Les fleurs fleurs sont protégées de la dent des chevreuils par des bouquets fleuris défensifs en terre cuite.
Des têtes, des masques jaillissent des murs, de la terre.
La Barricade en bois de châtaignier et de mûrier hérisse la colline.
Le Marteau tripode menace les sangliers.
Les mâts en bois tricotés à la tronçonneuse sont devenus supports de rosiers grimpants.
Un vieux pied de Clinton expédie ses vrilles sur les supports des fleurs céramique.
Les hameçons en grès se balancent aux branches. Leurs formes pointues sont des pièges à ce qu’on veut.
Les glycines mauves enserrent les personnages. Il y pousse des pieds et des mains. Avec le temps, la folie et la voracité des glycines, les sculptures seront dévorées.
C’est le combat permanent.”

Martine Diersé

 

Monika Brugger / Installation, bijoux / “Quelques regards risqués”

Le bijou colle au corps, le corps renaît à l’intérieur du bijou, des vêtement naissent au corps, lui offrent un trousseau. Les pièces du trousseau, pliées, enserrées dans des boîtes, s’offriront au regard dès qu’on ouvrira le meuble qui les recèle, là, dans le promenoir du château du Pin. Voici des chemisiers en boîte. On ne déplie pas les chemisiers. On ne froisse par les corsages. Ils sont là pour mémoire, celle de l’artiste, toute une histoire de famille. Le bijou tisse le lin, s’y infiltre, ironique, impertinent, nostalgique. Le bijou n’est plus une parure mais la métamorphose de la couture. Sa mise en scène. La broche se fait reprise. La pièce a déjà été jouée, on la reprend. Le corsage est ravaudé au fil d’or. La modestie d’un travail domestique quotidien subit une violence d’orfèvre. Et le corps du vêtement, qui désigne clairement ce qu’il recouvre, ce corps est cousu, tissé, piqué. La couturière. Le canevas. Les points de croix. Le tambour de la brodeuse. Les instruments du souvenir sont aussi ceux du désir. L’envie d’essayer le vêtement peut-être, qui pourrait vous aller comme un gant. Mais c’est impossible. On peut juste risquer un regard, essayer de déchiffrer l’énigme, l’amorce - un piège au creux du meuble.

Monika Brugger, autobiographie express : “Octobre 1978, les vendanges dans le Beaujolais et le début de ma vie en France, après avoir vécu en Allemagne durant vingt ans.
Donc, j’ai appris à vivre avec une autre langue, jusque là quasiment inconnue pour moi et dans un pays si différent du mien. A faire des travaux dans l’agriculture, puis dans le tourisme avec les Auberges de Jeunesse.
Automne 1990, l’année du renouement avec mon métier, oublié en Allemagne !
Reconquête du monde de la création, qui m’a amenée à Antwerpen et à Florence pour perfectionner mon apprentissage et pour une année de recherche sur le bijou contemporain aux Ateliers de Fontblanche à Nîmes.
Installée à Nîmes, puis aujourd’hui à Arles, je partage mes activités entre mon travail personnel et l’enseignement du bijou. Ainsi je suis spécialisée dans l’histoire du bijou contemporain, que je fait connaître à travers des cycles de conférences ou dans la participation a l’organisation d’évènements autour du bijou, comme des expositions ou des workshops.
Faire des bijoux, est une interrogation des idées établies, un travail sur l’esthétique, mais avant tout sur un objet, qui a pour destination le corps. Explore cette interaction et réussir ce dialogue, est enfin faire” des objets glissés entre sculpture et bijou dédiés au corps”, pour parler avec les mots d’une amie.”

Monika Brugger est née en Allemagne. Elle vit en France depuis 1978 et travaille à Arles. Elle a notamment exposé à Paris, Fribourg et Bienne (Suisse), Valencia (Espagne), Vienne (Autriche), Cologne et Düsseldorf (Allemagne), ainsi qu’au Musée des Arts Décoratifs de Lausanne (Suisse), au National Museums of Scotland d’Edimbourg (Grande-Bretagne), au Musée Ethnographique de La Paz (Bolivie), au Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice et au Musée Réattu d’Arles. Ses œuvres ont été acquises par le Musée des Arts Décoratifs de Paris et le Fonds national d’art contemporain.

 

Monika Brugger, bagues Monika Brugger, “cousu or” Monika Brugger “Kleine schwarz” Monika Brugger, “Klein 2″ Monika Brugger, “Klein 3″Monika Brugger, “Klein 4″

Milos Cvach / Sculptures, installation / “Une histoire blanche”

“Que se passe-t-il avant qu’une exposition soit présentée au public est la question que des visiteurs se posent parfois.
Entrevoir ce qu’il y a derrière les coulisses reste pour moi une tentation toujours renouvelée.
Enfant, j’allais souvent, après les représentations dites “de matinée”, à la sortie “des artistes” pour redécouvrir chaque fois avec stupéfaction que les héros, diables ou fées admirés sur la scène, n’étaient finalement que des gens comme tout le monde. Et plus loin, à la porte arrière de la scène, je vérifiais la pauvre matérialité des coulisses et des accessoires que les ouvriers chargeaient sans ménagement dans les camions.
Je ne me suis jamais expliqué ce désir un peu masochiste de vouloir remettre en question la forte émotion qui m’envahissait lors des représentations théâtrales, par ce décalage saisissant entre l’imaginaire et le réel. Peut-être mon émotion était de telle intensité qu’un besoin impératif me poussait à l’amortir par cette prise de distance salutaire.
Puis, j’ai grandi et suis devenu sculpteur, mais cette fascination pour l’illusion théâtrale m’est restée. Progressivement ma sculpture a évolué vers cette forme hybride entre peinture et sculpture que sont les reliefs, grâce à l’utilisation du simple contreplaqué peint à la surface, un peu comme le sont les coulisses. Et comme les coulisses qui n’ont d’existence qu’installées sur la scène, ces reliefs n’éveillent l’imaginaire du spectateur qu’une fois accrochés au mur ou posés au sol. Ils sont dépendants de ce mur et de ce sol.
Lors de l’inauguration d’Histoire blanche, je proposerai un petit évènement pendant lequel le public sera invité à assister à l’installation (symbolique) de quelques reliefs blancs dans une pièce du Château du Pin. Ma démarche sera l’inverse de celle des ouvriers rangeant les coulisses. Je partirai d’un groupe de volumes insignifiants entassés dans un coin, comme ils le sont dans mon atelier, et je chercherai à leur donner une existence dans cette pièce sombre du Château. Petit à petit chaque relief va trouver sa place juste au mur ou au sol.
En s’opposant au support granuleux de la pierre les surfaces lisses immaculées surgiront, en épousant les reliefs les murs s’animeront, en établissant des liens entre les volumes et les voûtes la pièce s’éveillera…” Milos Cvach

Milos Cvach est né le 10 mai 1945 en Moravie (ex Tchécoslovaquie). Il suit des études de dessin, de gravure, de peinture et de sculpture à l’école des Métiers d’Art de Brno, puis à l’Académie des Beaux-Arts de Prague. Il arrive en France en 1973, s’installe à Paris où il bénéficie d’une résidence à la Cité Internationale des Arts.
Dès 1973 il est nommé chargé de cours à l’Université de Paris I, Panthéon Sorbonne. En 1977 il devient animateur au Musée National d’Art Moderne et à partir de 1980 il est professeur, d’abord à l’Ecole d’Art de Quimper, puis à l’Ecole des Beaux-Arts de Valenciennes.
En 1987 il effectue un voyage d’études outre Atlantique grâce à une bourse du Gouvernement des Etats-Unis. Il est ensuite invité à travailler pendant deux mois à la Fondation Yaddo Colony dans l’Etat de New York.
Ses reliefs en bois laqué, ses dessins au fusain, à l’encre et au pastel et ses gravures au burin sont exposés régulièrement en France et à l’étranger.
Il publie également des livres d’artiste et des livres sur l’art pour les enfants et a réalisé plusieurs commandes publiques. Ses œuvres sont présentes dans des collections publiques: Pfalzgalerie, Kaiserslaauterm, RFA; Kunsthalle, Mannheim, RFA; Musée Picasso, Antibes; Museum Umeni, Olomouc, République tchèque; Galerie Benedikta Reita, Louny, Rép. Tchèque; Galerie Klatovy/Klenova, Klatovy, Rép. Tchèque; Musée d’Art et d’Histoire, Cholet; Moravska Galerie, Brno, Rép. Tchèque; Pays-Paysage, Centre des livres d’artistes, Saint-Yrieix-La-Perche; Corcoran Gallery of Art, Washington D.C., USA; Georgia Museum, Athens, Georgia, USA; Duke Museum of Art, Durham, NC, USA.
Milos Cvach vit à Paris et à Valenciennes.

Milos CVACH, sculpture Milos CVACH, sculpture Milos CVACH, sculpture Milos CVACH, sculpture

Sophie Curtil / “Le jour et la nuit” - “Ali ou Léo?”
Pastels, gravures, installation -

“Le jour et la nuit”, pastels
“Ali ou Léo”, un livre à lire avec les doigts
“S’il existait un envers au mot “exposition”, c’est le terme que je choisirais sans hésiter. On n’expose pas au Château du Pin. On y introduit ses œuvres en douce, dans la pénombre, comme un voleur, en les glissant entre les meubles, en les mêlant à l’esprit du lieu: baroque, secret, chargé, généreux, envoûtant…
Le Château du Pin est un défi pour l’exposant, c’est l’anti-lieu d’exposition.
Ici, faire de la place et faire de la lumière serait sacrilège.
J’ai choisi: ne rien bouger, ne rien déplacer, mais déposer çà et là quelques marques étrangères, étonnées de se trouver là et d’y être si bien à l’aise, amusées de cette incongruité. Formes primaires saturées de pastel, répétées différemment parce que toujours oubliées, retrouvées inépuisablement.
Place au rêve éveillé qui s’installe dans la pénombre et dans la mémoire des formes.
Ici, on ne peut être qu’à l’écoute d’histoires aux origines perdues, lisibles dans les peintures de Colette Bonzo, palpables dans les replis des rideaux.
Alors, comment résister à l’envie de déposer, dans les secrets d’une alcôve, ce livre des Mille et une nuits dont la lecture répétée me fait apparaître sous des formes toujours différentes les mêmes contes oubliés, puis retrouvés inlassablement?
L’un de ces contes, Le Sac prodigieux, m’a inspiré le scénario d’ un livre à lire avec les doigts ou avec les yeux grand ouverts dans le noir de la nuit, ou dans le blanc du papier.
Que chacun, s’il le veut, imprime sur les empreintes blanches sur blanc ses propres images mentales.
Et qu’il les trace en mots, s’il le veut, sur la grande nappe de papier déroulée sur la table: il contribuera ainsi à un grand festin collectif dont le Château du Pin saura garder la mémoire.”

 Au-dessus du lit : pastel de Sophie Curtil.

Sophie Curtil

Sophie Curtil poursuit des études artistiques à Paris à l’Académie Charpentier, à l’Académie populaire d’arts plastiques et à l’Université de Paris VIII-Vincennes de 1966 à 1970. En 1971 elle obtient une bourse pour étudier à l’Académie des Beaux-Arts de Prague, où elle s’adonne à la gravure. Elle travaille la pointe sèche pendant une dizaine d’années avant de se consacrer au pastel en 1987.
Elle montre gravures et pastels dans de nombreuses expositions collectives et une quinzaine d’expositions personnelles dont les principales ont lieu à la Galerie Mathieu à Besançon en 1983, la Galerie ARTEM à Quimper en 1986, la Bibliothèque de Choisy-le-Roi en 1991, à l’Hôtel Ménoc de Melle en 1996, au Centre tchèque à Paris en 1998. C’est en République tchèque qu’elle expose le plus régulièrement depuis 1993: Musée d’art d’Olomouc, Maison des Arts de Brno, Museum d’Ostrava, Galerie municipale de Trebic, Galerie Ars à Brno…
Ses oeuvres font partie des collections publiques du Fonds National d’Art Contemporain, de la Bibliothèque Nationale, du FRAC de Franche-Comté, du Musée d’art d’Olomouc (République tchèque) et de plusieurs musées américains.
Sophie Curtil a ouvert un atelier privé pour les enfants avant de développer son activité pédagogique au Musée national d’art moderne et à l’Atelier des enfants du Centre Pompidou, où elle est actuellement chargée de projets. Elle s’est occupée successivement des animations en milieu scolaire, des visites au Musée, des mallettes pédagogiques, de l’édition pour enfants et d’un programme pour les personnes handicapées.
Elle a publié une quinzaine de livres dans deux collections qu’elle a créées pour les enfants, l’une consacrée à la découverte de l’art moderne (Collection l’Art en Jeu, Editions du Centre Pompidou), l’autre à l’art africain ( Collection Kitadi, Edition Musée Dapper).
Elle a conçu et réalisé en 2001, grâce à une bourse du Centre National du Livre, “Ali ou Léo?”, initiant une série de livres artistiques tactiles destinés aux enfants voyants et non-voyants (Edition Les Doigts Qui rêvent/ Les Trois Ourses).
En collaboration avec son mari Milos Cvach, elle a publié en 1987 “La Tour Eiffel” (collection l’ l’Art en Jeu), puis en 2003 ” l’Art par 4 chemins” (Editions Milan).
Elle a obtenu diverses distinctions pour son œuvre graphique et d’édition: Mention au Prix de gravure Lacourière, Prix Sorcière des libraires, Prix des Jeunes Lecteurs du Pays de Montbéliard…

Sophie Curtil, Milos Cvach / Livres / “Rebonds d’une oeuvre à l’autre”

Deux artistes, deux œuvres, deux lieux de présentation. Et deux écritures : Sophie Curtil, graveur, peintre, évoque l’œuvre de Milos Cvach, sculpteur, qui évoque celle de Sophie Curtil qui… L’un et l’autre exposent l’été 2004 en Ardèche, à la Fabrique du Pont d’Aleyrac (Saint-Pierreville) et au Château du Pin (Fabras). L’espace s’ouvre - un bond, suivi d’un rebond, d’un lieu l’autre, d’une œuvre l’autre. Sophie à Milos. Le Pont d’Aleyrac au Château du Pin. Non pas échos ni reflets: correspondances. Un souffle. Un bond. Rebonds. Envols (j’emprunte, au bond, nombre de ces mots aux textes de Sophie et de Milos)… Le rebond se mesure, son ampleur, à l’aide de repères : silence, concentration, regard intérieur, aires d’atterrissage, double horizon, double paysage, attentes (celles du rebond: comment, où, précisément, à travers quelles techniques et quels rêves), de l’atelier parisien des artistes aux pages où chacun dit l’œuvre de l’autre en train de s’accomplir, aux espaces d’exposition. Double regard. Surprise double. Rebonds. Arpentage. Tracer un périmètre souple où se rejoindre. L’idée d’un concerto à deux temps, pour burin, couleur, chute de plume, laque et plaque d’acier, joué à deux fois deux mains, envoyé de Paris en Ardèche, qui rebondit de Saint-Pierreville à Fabras. Rebonds hors cadre, hors champ. Dans la poudre colorée. Dans les objets-reliefs. A travers le grès de la Cévenne, le granit des Boutières. Gymnastique dans la lumière. Suivre le fil, à travers l’Ardèche, du nord au sud (par rebonds, évidemment). Reliefs de bois contreplaqués, de feuilles gaufrées, volumes des architectures (un manoir, une ancienne filature), reliefs des monts, toujours différents, toujours proches, points de vue - en bougeant, en parcourant un trajet inhabituel, en rebondissant d’un lieu à l’autre, d’une œuvre à l’autre, on découvre l’autre versant, on revisite chaque lieu, chaque œuvre à la lumière de l’autre. Et ici, à travers ces pages où chacun imprime aux mots son rythme - noir blanc pour Sophie Curtil, ocre pour Milos Cvach - avec grand amour.

Christian Bontzolakis

Livres de Sophie Curtil :
“Jeu de cube”, Centre Georges Pompidou, Edition Asco, Juziers, 1985.
Conception et co-direction de la collection L’Art en jeu, Edition Centre Pompidou (1985-2000) : “Léger, Les Grands Plongeurs noir“, 1985. Arp, Pépin Géant, 1987. “Giacometti, Grande Femme, II”, 1989. “Brancusi, Le Coq”, 1990. “Mondrian, New York City I“, 1992. “Klee, En Rythme“, 1993. “Pollock, Argent sur noir, blanc, jaune et rouge”, 1995. “Piano et Rogers, Le Centre Georges Pompidou“, 1997. “Torrès-Garcia, Composition Universelle“, 1998. Conception de la collection Kitadi, Edition Musée Dapper : Tchibinda, le héros-chasseur, 1991. N’tchak, un pagne de fête au pays des Kuba, 1991. Mia, les cuillers-sculptures, 1992. Masque vouvi, masque boa, 1992. Ali ou Léo ? (livre artistique tactile pour enfants non-voyants), co-édition Les Doigts Qui Rêvent/Les Trois Ourses, 2002.

Livres de Milos Cvach
Edition de gravures et de dessins originaux : Edition de gravures, Revue K, Paris, 1988 (20 exemplaires). Edition de gravures, Dum umeni, Brno, République tchèque, 1990 (30 exemplaires). Edition de gravures, Revue K, Paris, 1991 (15 exemplaires). Dessins - Pieve Ligure, avril 1999, 20 dessins originaux avec textes de Anne de Staël pour les tirages de tête du N° 10 de la revue La Rivière Echappée, Editions Apogée, Rennes, 1999. Intervention plastique sur un exemplaire du livre de Annie Zadek, Le cuisinier de Warburton, Ed. de Minuit) pour la Galerie Mathieu, Lyon, 1999. Frontispice (25 exemplaires) et dessins originaux (10 exemplaires) pour F. Rannou : l’intervalle, Ed. La Lettre volée (col. Poiesis), Bruxelles, 2000. Saints and Sinners, portfolio collectif (30 exemplaires), Ed. Corcoran College of Art & Design, Washington DC, USA, 2001.
Editions de livres d’artiste : Course-Poursuite, Heads & Legs, Liège, Belgique, 1996 (30 exemplaires). Jet de boules, compte d’auteur, Paris, 1998 (50 exemplaires). Presque rien et n’importe quoi, Editions Les Trois Ourses, Paris, 2002. A partir d’un trait, le porello publié à l’occasion de l’exposition à la Médiathèque G. Ansart, Trith Saint Léger, 2003.
Editions de catalogues d’artistes : “Signes et paysages, Orange Bleue” Editions, Douchy-les-Mines, 1994. “Marcher ou voir…”, USTL Culture, Villeneuve d’Ascq, 1998.
Editions à caractère pédagogique : “Fishbones de Calder”, collection L’art en jeu, Editions du Centre Pompidou, Paris, 1989. “Autour d’un point de Kupka”, collection L’art en jeu, Editions du Centre Pompidou, Paris, 1991. “Porte-chapeau de Duchamp”, collection L’art en jeu, Editions du Centre Pompidou, 1992.

Livres de Sophie Curttil et Milos Cvach :
“La Tour Eiffel de Delaunay”, collection L’art en jeu. Editions du Centre Georges Pompidou, Paris, 1987.
“Zarbo”, Editions Milan, Toulouse, 1987.
“L’Art par 4 chemins”, Editions Milan Jeunesse, Toulouse, 2003.

Sophie Curtil, Milos Cvach, Rebonds d’une œuvre à l’autre, Editions du Pin, collection Carré. ISBN 2-9520976-1-5.
Edition originale: 500 exemplaires dont 40 exemplaires numérotés de 1 à 40, signés par les artistes et comportant un dessin original de Sophie Curtil ou Milos Cvach. 10 et 50 .

Sylvie Molina, Delphine Pouilly, Jean Cohen (sax) Christian Bontzolakis, Thierry et Véronique Pointet / “Lecture Froissée” /musique danse texte / création
12 et 13 août à 20 h 30

Que se passe-t-il quand deux danseuse chorégraphes (Sylvie Molina et Delphine Pouilly) rencontrent un jazzman compositeur (Jean Cohen) et un écrivain comédien (Christian Bontzolakis) ? Ils créent “Lecture froissée 1″ dans le cadre du Festival Chaos Danse à la Salle Gérard Philippe, à Villeurbanne. Cela se passe en mai 2003. Vient l’envie de poursuivre l’aventure, de froisser ensemble une nouvelle lecture d’été, en Ardèche, sous les lumières de Thierry et Véronique Pointet. Et voilà pourquoi, ce soir on improvise. A chacun sa matière. La danse, la musique, les mots, la lumière. On se rencontre, on se croise, on se quitte. C’est la vie. Dans la vie, il y a toujours un p’tit défaut. On pourrait en parler, entre six fois deux yeux, là, autour du vieux petit château du Pin (qui a plus d’un p’tit défaut), entre chien et loup, au crépuscule. En parler avec notre corps, avec le saxo, avec les mots de tous les jours - le temps que la nuit tombe. La nuit tombe toujours trop vite. C’est pour ça qu’on se frôle, qu’on a des choses à se dire - sans se froisser, hein! Des choses à danser et à jazzer. De drôles de trucs où les danseuses, le musicien et le diseur de mots jouent avec l’espace, entre eux, entre la nature et eux, la lumière et eux, les pierres et eux. Ils se souviennent. Ils brodent. Ils inventent des variations solo, duo, trio, quatuor. Ils choisissent un espace. Ils l’ouvrent, le parcourent, jouent à la lisière. Des fois c’est tendu, des fois c’est calme, des fois ça crie. Ils explorent l’espace qui les relie et les sépare à la fois. Ils échangent des secrets. Ils repèrent des p’tits défauts, là, entre ombre et lumière. Ils construisent. Ils composent sur le vif. Instantanés musique, danse, mots. Chacun bouge à sa façon, celles qui dansent et ceux qui ne dansent pas, dans le même espace. A chacun son rythme pourvu que naisse un rythme collectif - le tempo, comme un passage de témoin, comme une respiration. Glissements, silences, saltos, saxo, les mots, la lumière. Pulsations crescendos. Souffles et murmures, saisissements. Et toujours ce p’tit défaut, ce truc qui swingue comme une lecture froissée, une de celles qu’on se chuchote quand le soir bascule.

Sylvie Molina, danse, chorégraphie

Sylvie Molina s’est formée à la danse contemporaine auprès de Dominique Bagouet et Bernard Glandier pour qui elle fut interprète au Centre Chorégraphique National de Montpellier de 1988 à 1991. Elle a travaillé également avec Suson Holzer, Didier Théron, Michèle Ettort, Isabelle Cavoit, Monique Duquesne et Pierre Deloche.
C’est à Royaumont qu’elle étudie la composition chorégraphique et l’improvisation sous la direction de Susan Buirge. En 2002, elle réalise avec Susan Buirge une création improvisée à la scène nationale de Cergy-Pontoise.
A Lyon, elle travaille dans son atelier “espace voix”‘ et dirige l’atelier de recherche en composition chorégraphique à l’Université Lyon 1 Claude Bernard.
Parmi ses dernières matières chorégraphiques: “Sources”, “Mémoires vives”, “Portrait d’une femme à la fenêtre”, “Quintet pour voix, danse, saxo et flûte traversière”, “Ces petits riens”, “Empreintes de voix et danse”. Elle vient de participer à “Verticale de chair”, un spectacle de la Cie. Barbara Sarreau, présenté au Théâtre du Merlan / scène nationale de Marseille.
L’écriture de Sylvie Molina travaille autant l’improvisation composée comme processus de la construction chorégraphique, que l’écriture chorégraphique comme potentiel primesautier.

Delphine Pouilly, danse, chorégraphie

Delphine Pouilly se forme chez Rosella Hightower puis rencontre Jackie Taffanel, Carolyn Carlson, Patricia Kuypers et Susan Buirge qui l’éclairent sur les façons différentes d’envisager l’improvisation. Elle poursuit sa formation dans l’improvisation et dans la composition avec Susan Buirge à Royaumont. Elle participe à des projets avec Etat de Rue, Hervé Koubi, l’Améthyste et découvre avec la Compagnie “Du bout des doigts” les meilleurs aspects du théâtre de rue. En 2002, elle crée sa compagnie “La Reveïda”, écrit et danse un solo dans “Danser dans l’ombre d’une main” (notamment à l’Etoile du Nord à Paris), puis un duo, “Semeurs d’imaginaire”, primés à différents concours régionaux et nationaux. En 2004, elle crée “Ça m’allume aux oreilles” (Valbonne).

Jean Cohen, compositeur, musicien

Fondateur Du Cohelmec Ensemble en 1968, Jean Cohen a joué pour de prestigieux festivals de jazz: Avignon, Montreux, NewPort (New York), Châteauvallon, Gand, Nancy, Antibes, Juan les Pins, Angoulême, La Haye, La Rochelle, Florence, Vienne, Saintes et Grenoble. Il a joué dans de multiples petites formations et dans les grands ensembles du Matchi-Ou1, de Jef Gilson, de Didier Levallais et de Bernard Lubat.
Il compose des musiques pour le théâtre, le cinéma, la télévision et la radio. Il participe à l’opéra “Ubu Roi” d’Antoine Duhamel, mis en scène par Georges Wilson.
En 1991, Antoine Duhamel lui confie la création de la section jazz à l’Ecole de Musique de Villeurbanne pour laquelle il obtient le CA en 1988.
En tant que musicien compositeur et enseignant, il anime aussi des conférences et débats sur le langage improvisé et l’histoire du jazz (John Coltrane, Ornette Coleman) et du free jazz des années 1960-1970 aux Etats-Unis.

Spectacle jeudi 12 et vendredi 13 août à 20 h 30.
Places: 7 € . Renseignements, réservation indispensable: 04 75 38 05 26.

Sylvie Molina, danse, “Lectures froissées” Jean Cohen (saxophone),Delphine Pouilly (danse), “Lectures froissées” Sylvie Molina, Delphine Pouilly / répétition danse

Mireille Coulomb / Lecture du Livre “Quelques regards risqués sur Schweitzer Heimarbeiten” de Monika Brugger

“Entrée en monde étrange et connu. Le tissu qui crie sous les ciseaux. La mère qui ravaude, lente, patiente. La couturière. La brodeuse minutieusement sûre d’elle. L’apprentie. La petite fille appliquée à sa couture. Le lointain familier accourt, fait trembler le cœur et laisse la place.
Ici nul travail d’artisane offert aux regards. L’inspiration de la main et de l’esprit s’exposent. Chaque scène est légère, peut se saisir par touches sensitives, éclairs de sourire, rêveries hésitantes et ose à peine se dire avec le poids des mots.
Tissus précieux, malmenés, contraints. Toile rustique froissée au sortir des mains. Parfois des pièces gauches, parfois inachevées. Constat des gestes inaboutis. Quelque chose commencé va se poursuivre. Quelque chose interrompu est à l’abandon.
Des choix modestes portés en perfection, des détails en souci qui appellent. Des épures de robes, corsages pliés, autant d’énigmes, de pièges. Les fibres végétales changées en or. La méditation de l’alchimiste devant ses outils mystérieux.
L’intention même n’est pas donnée.”

Mireille Coulomb

(Extrait de “Quelques regards risqués sur schweizer heitmarbeiten de Monika Brugger”)

Portrait en quelques mots :
“Mireille Coulomb, entre proses poétiques et nouvelles, fait surgir l’inattendu, l’imprévisible dans la matière même des jours : elle fait résonner le secret des choses élémentaires, le secret de la vie simple. Hors des lieux communs et des sentiers battus, elle dévoile d’autres paysages possibles, inclus les paysages intérieurs. Peut-être nomme-t-elle ainsi la poésie, dit-elle ainsi le chant, à la suite de Rainer Maria Rilke et de Jacques Dupin. Peut-être dit-elle le retour du silence alors que les mots font aujourd’hui trop de bruit et que la parole est galvaudée. Peut-être nous écrit-elle une lettre brève, sans défaire le réel, sans défaire la présence.”

Jean Gabriel Cosculluela

Mireille Coulomb, née à Aubenas de familles ardéchoises, vit à Privas. Elle participe à l’association de lecture “A Voix Haute” , anime un atelier d’écriture et réalise la page littéraire du mensuel ENVOL (F.O.L. de l’Ardèche)
Mireille Coulomb a publié “D’un bleu immobile” (Curandera, 1983), “Le silence” (D. Bedou, 1990), “La Lame” (C.C.L. Editions, 1990), “Ce bois, cette forêt” (Babel Editeur, 1993), “Là si peu” (Atelier du Hanneton, 2003). Ses textes sont également parus dans les revues “Brèves”, “Cahier de Leçons de choses”, “Drailles”, “Envol”, “L’Arbre à paroles”, “Lieux d’être”, “Soleil des loups”, “Verso”.

Livre :
Mireille Coulomb,”Quelques regards risqués sur Schweizer Heimarbeiten de
Monika Brugger”, éditions du Pin, ISBN 2-9520976-2-3, 10 euros.

Lecture(s) avec encres, Werner Lambersy, Claire Dumonteil
“A feux ouverts”

Werner Lambersy. De 1960 à 2002, a vendu de l’électro-ménager, de la haute couture, des voitures, du gros matériel de cuisine, des allumettes (15 ans)… et les livres des autres ; a voyagé sur quatre continents et rencontré de belles amitiés tant masculines que féminines.
Werner Lambersy. 2004. Vient de se voir attribuer le Grand Prix de la Poésie de la Société des Gens de Lettres. Les Editons Actes Sud s’apprêtent à publier “L’éternité est un battement de cils”, une anthologie personnelle.
Entretemps. A beaucoup écrit. A vécu en Ardèche (du côté de Chazeaux, à La Rouvière). A beaucoup publié. Et a été traduit en bengali, en vietnamien, en slovaque, en arménien, en chinois, en roumain (etc.) et même en anglais. A conçu des spectacles y compris à Beaubourg (”Paysage avec homme nu dans la neige”).
Et cet été, ces feux ouverts, ce livre où parlent, drus et raffinés, les mots d’une Ardèche - et au delà, du monde secret où proche et lointains se joignent ; où se retrouvent, comme l’écrit dans sa préface Jean Gabriel Cosculluela, “les déhanchements du paysage, les plateaux, les vallées, les terrasses, les attachements”.
Et le bonheur d’entendre des extraits d’A feux ouverts, lus à plusieurs voix au château du Pin, parmi les encres de Claire Dumonteil, qui accompagnent les textes que viennent d’éditer la Fédération des Œuvres Laïques de l’Ardèche.

“Géométrie du paysage, tout intérieure, tout enterrée, tout entrée dans la danse des astres; ni première, ni pure; ni épure, ni plan. Qui n’explique, ne résout ni ne prépare; mais noble, parce que nécessaire et souveraine en sa peccarité d’image. Ligne de crêtes, profil couché de monoï, de statues des Cyclades. Horizons de marches, de gradins usés, de temples et de théâtres disparus. Balustrades en ruine des nuages. Acropoles de lumière. Atlantes et cariatides d’air aux vêtements venteux. Fronts plissés et calvitie des sommets. Vaisselles et argenteries sur des nappes brodées, avec d’un côté du ciel la fourchette d’une cascade et de l’autre le couteau d’un ruisseau. Châles croisés des coteaux, cache-cœur tricoté des vignes, broches de châtaigniers sur le manteau brossé des jardins suspendus. Brocante habituelle du rêveur cosmique, bazar de promeneur immobile, mais aussi reliquaire de signes, pyxide des pourpiers du cœur comme si la création voulait nous livrer son mystère amical.”

Werner Lambersy, extrait de A feux ouverts.

Claire Dumonteil travaille sur l’empreinte, la trace comme formes d’écritures. Ses recherches l’ont amenée à collaborer avec des écrivains, J.-. Bayard, J.-G. Cosculluela, Bernard Noël dans la réalisation de sculptures à lire et à toucher, et dans l’accompagnement de textes ou de poèmes. Elle a notamment exposé à Lyon, Valence, Buis-les-Baronnies, L’Isle sur la Sorgue et Annonay. Collections publiques: Conservation départementale de la Drôme, Musée d’art sacré de Mours-Saint-Eusèbe. Publications: Le Lointain est bleu, texte J.-G. Coscullela (Ed. Comp’act). Table: les huiles (t. II), texte Abdel Mesk (Ed. Tarabuste). Âpre aveuglement, texte J.-G. Cosculluela (Ed. La Porte). Un temps, création actuelle en Ardèche (Ed. Passage d’encre - Faire part).

A feux ouverts, éditons de la Fédération des Œuvres Laïques de l’Ardèche (La Chaumette, 07000 Privas), .
Lectures le samedi 18 septembre à 17 heures
avec Mireille Coulomb, Martine Diersé, Gilbert Auzias, Jean Gabriel Cosculluela
Jean-Pierre Gelly, Christian Bontzolakis
et d’autres encore…
Ces lectures sont organisées avec le concours de
la Fédération des Œuvres Laïques de l’Ardèche.

Journées Européennes du Patrimoine
18 et 19 septembre 2004
Patrimoine, sciences et techniques

Pour cette vingt-et-unième édition des Journées Européennes du Patrimoine, le thème national choisi par le Ministère de la Culture, Patrimoine, sciences et techniques, permet une visite peu ordinaire du château du Pin : l’occasion de découvrir un site dont les origines remontent au 12ème siècle, à travers ceux qui l’ont édifié et façonné.
Le château du Pin, bâti par la famille des Chanaleilles a constamment été remodelé. Vogues d’une époque, vicissitudes, effondrements, rapetassages, incendie, restaurations, partages… Comment décrypter ces métamorphoses, comment y retrouver les traces de ceux qui y ont vécu, comment lire dans les pierres - ou entre les pierres comme on lit entre les lignes?
Rencontre avec le savoir-faire des bâtisseurs de jadis mais aussi avec les habitants qui ont adapté les lieux à leur mode de vie: le château du Pin a été une ferme depuis la moitié du 18ème siècle jusqu’en 1957. Et aujourd’hui, il est habité par des artistes qui y travaillent et y accueillent le public. Il abrite un four à céramique, des presses à graver, une presse typographique du début du 20ème siècle. Et des jardins où se mêlent sculptures et végétaux… On parlera donc aussi de ces sciences et de ces techniques d’artistes et d’artisans. Peinture, céramique, sculpture, gravure, typographie au plomb mobile, jardins - tout un patrimoine bien vivant dans un paysage architectural et artistique plein de charme.
Les visites commentées se doubleront de lectures en rapport avec les peintures de Colette Bonzo et les sculptures de Martine Diersé exposées au château du Pin. A noter enfin: le 18 septembre à 17 heures, des lectures à plusieurs voix du livre de Werner Lambersy “A feux ouverts” parmi les encres de Claire Dumonteil.

Visites le samedi 18 et le dimanche 19 septembre à 15 h et à 17 h. Participation aux frais : 3 euros.

 

ARCHIVES 2005

Château du Pin, lieu d’art vivant 10 ans 10 ans, suite 10 ans, suite 2 10 ans, suite 3 et fin

Château du Pin, lieu d’art vivant Château du Pin, lieu d’art vivant, 2 et fin

10° Estivales, programmation 10° Estivales, programmation, suite et fin

Alain Rouault, sculptures / Hommage Alain Rouault, suite et fin Joëlle Janssen, film sur Alain Rouault Joëlle Janssen, film sur Alain Rouault, suite et fin

Colette Bonzo, “Carnavals” peintures, dessins Colette Bonzo, “Carnavals” peintures, dessins, suite et fin

“Carnet de recettes” / Jean Cohen (saxophones), Christian Bontzolakis (texte) “Carnet de recettes” / Jean Cohen (saxophones), Christian Bontzolakis (texte), suite et fin

Martine Diersé, monotypes, gravures, sculptures, jardins Martine Diersé, monotypes, gravures, sculptures, jardins (suite) Martine Diersé, monotypes, gravures, sculptures, jardins (suite et fin)

Fabienne Vallin, photographies A travers les 10° Estivales (1) A travers les 10° Estivales (2)

Muriel Modr, installation, photographies, dessins Muriel Modr, installation, photographies, dessins (suite et fin)

Claire Dumonteil, sculptures Claire Dumonteil, sculptures (suite et fin)

Sandrine Vivier, fiction documentaire “Lost en Gonesse” Sandrine Vivier, fiction documentaire “Lost en Gonesse” (suite et fin)

Rémy Hourcade, traductions / lectures Rémy Hourcade, traductions / lectures (suite et fin)

Marlène Trouillas, scénographie, effigies, dessins Théâtre / création : “ExtraOrdinaires !” Théâtre / création : “ExtraOrdinaires !” (2) Théâtre / création : “ExtraOrdinaires !” (3) Théâtre / création : “ExtraOrdinaires !” (4 et fin)

“Amorces”, livre Pièges, leurres et “mouches” / André Ferré, René Fraysse Pièges, leurres et “mouches” / André Ferré, René Fraysse (suite et fin)

Journées Européennes du Patrimoine Les Editions du Pin, catalogue Les Editions du Pin, catalogue (2) Les Editions du Pin, catalogue (3 et fin) Plan d’accès au Château du Pin

 


ARCHIVES 2006

RENDEZ-VOUS AUX JARDINS - 2, 3, 4, 5 juin 2006

Les jardins du Pin
L’arrivée au château du Pin (XVIe siècle) se fait par
un sentier sous les châtaigniers et les frênes longeant
“Le Bois d’Amour” (sculptures parmi les arbres) et
un bassin-lavoir en cours de restauration.
Le jardin, conçu par Martine DIERSÉ, est ouvert au
public qui visite les expositions d’art contemporain,
peintures et dessins de Colette BONZO(1917-
1967), œuvres d’artistes invités, ou qui assiste aux
spectacles (théâtre, concerts, lectures, danse) depuis
1999. Cet espace composé de deux parties mêle
végétaux et sculptures de Martine Diersé.
La première partie, à l’emplacement des “écuries brû-
lées”, accueille un ensemble de “fleurs céramique”
dans un vaste carré d’herbes aromatiques et médici-
nales (origan, verveine, menthes, hysope, thyms, etc.)
lui-même bordé de pivoines, hortensias, rosiers grim-
pants, cœurs de Marie, sauges, iris et pervenches.
La deuxième partie du jardin est consacrée à des
sculptures de plus grande taille, personnages enlacés
par les glycines ou couchés dans des massifs d’asters,
suspendus dans des portiques de fer. On y trouve au
milieu des roses (nombreuses variétés anciennes) les
tomates, les blettes, les légumes en général et toujours
des “fleurs céramique” en quantité, ainsi que les
œuvres du sculpteur Alain ROUAULTdisparu en
2004, œuvres taillées dans des grands hêtres au bois
poli et satiné et disposées de manière informelle.
Un troisième jardin en terrasses est en cours d’amé-
nagement. Une grande nasse, sorte de chrysalide ou
de coque en fer à béton tressé, supporte des rosiers
grimpants, des clématites plantés cet hiver.
Dans le château, sont présentées des toiles et des car-
tons de Colette Bonzo sur le thème des roses. Une
floraison puissante pour des roseraies de rêve, une
explosion de vie qui escalade les vieux murs pour y
créer de très étranges et merveilleux jardins.
Un château très au parfum ! Une armoire aux sen-
teurs s’ouvre pour livrer des secrets aux effluves
d’ambre, de musc, de cannelle, d’orange, de cédrat,
de chèvrefeuille, de clémentine, de jasmin, et de vio-
lette. De mille autres, et bien sûr de rose de mai. Une
gamme signée Melvita, fabricant de parfums bio
implanté à Lagorce, dans l’Ardèche du sud.
Et, parce que les paroles et les mots ont aussi leur
parfum, Catherine BALAŸ, auteure et réalisatrice de
films, lit trois de ses nouvelles inédites parmi les flo-
raisons et les sculptures : “Parfum de mariage”,
“Senteurs” et “Parfum d’adieu”. Et, pour les enfants,
un conte d’Andersen : “L’Escargot et la Rose”.

 

11e ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PIN
17 juillet 2006 - 17 septembre 2006

Invitation 11° Estivales du Château du Pin

Cédric D’Imperio, Maire de Fabras, Ardeche et le Conseil Municipal, l’Association Colette Bonzo vous invitent à l’inauguration des 11e ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PIN, (Fabras), le lundi 17 juillet 2006 à 18 heures en présence de Monsieur Jean-Claude Flory, Député de l’Ardèche et de Monsieur Gérard Bruchet, Vice-Président du Conseil Général de l’Ardèche.
Joël UNAL, plasticien et constructeur, une rétrospective. Maquettes, projections (musique interprétée par Vianney RABHI et Pascal POLIDORI), photographies, peintures, dessins, objets et textes, ainsi que des productions du Collectif CARRIER DODY UNAL.

A 19 heures, présentation et lecture d’extraits du livre “Joël Unal, ferraillologue, autoconstructeur et plasticien”, textes de Christian BONTZOLAKIS, Claude HAÜSERMANN-COSTY et Joël UNAL (Editions du Pin, Fabras).

A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine

(16 et 17 septembre), rencontre / débat le samedi 16 septembre à 15 heures en présence de Joël Unal, d’architectes et de paysagistes autour des thèmes : “Quelle place pour l’architecture contemporaine en Ardèche ?”, “Architecture et autoconstruction”.

Débat “Quelle place pour l’architecture contemporaine en Ardèche ?”.

Exposition du 17 juillet au 15 août : du mardi au vendredi à 16h30 ou sur rendez-vous. Visites commentées couplées avec celles du Château du Pin (Fabras), des œuvres de Colette BONZO et des jardins – sculptures et végétaux – de Martine DIERSÉ.

Joël Unal, ferraillage Joël Unal, peinture Joêl Unal, escalier de la Maison Unal (Chapias, Ardèche) Collectif Carrier-Dody-Unal, peinture Joël Unal, Maison Unal (Chapias, Ardèche) Joël Unal, première maquette de la Maison Unal Joël Unal, peinture Collectif Carrier-Dody-Unal, peinture Joël Unal, Maison Unal (Chapias, Ardèche) Collectif Carrier-Dody-Unal, peinture Collectif Carrier-Dody-Unal, peinture Joël Unal, ferraillage de la Cité internationale de Lyon Joël Unal, peinture Joël Unal, piscine avec mosaïques, Maison Unal (Chapias, Ardèche)

 

ARCHIVES 2007

EXPOSITION COLETTE BONZO / ARCHIVES DEPARTEMENTALES DE L’ARDECHE (Privas mai 2007).

Exposition Colette Bonzo / Archives départementales de l’Ardèche, mai 2008/ 

RENDEZ-VOUS AUX JARDINS - 1, 2 et 3 juin 2007

Rendez-vous aux jardins 2007 / Invitation

Les jardins du Pin

L’arrivée au château du Pin (XVIe siècle), un sentier
sous les châtaigniers et les frênes, “Le Bois d’Amour”
(sculptures parmi les arbres), un bassin-lavoir bordé
d’une palissade en grès émaillé, un jardin, qui mêle
végétaux et sculptures de Martine DIERSÉ. A l’em-
placement des “écuries brûlées”, un ensemble de
“fleurs céramique” dans un vaste carré d’herbes aro-
matiques et médicinales (origan, verveine, menthes,
hysope, thyms, etc.) bordé de pivoines, hortensias,
rosiers grimpants, cœurs de Marie, sauges, iris et per-
venches. Un deuxième espace accueille des sculptures
de plus grande taille, personnages enlacés par des gly-
cines ou couchés dans des massifs d’asters, suspendus
dans des portiques de fer. Au milieu de nombreuses
variétés de roses anciennes, une œuvre du sculpteur
Alain ROUAULT disparu en 2004, taillée dans des
grands hêtres au bois poli et satiné, disposée de maniè-
re informelle. Dans un troisième jardin en terrasses, la
grande nasse, sorte de chrysalide ou de coque en fer à
béton tressé, supporte des rosiers grimpants, des clé-
matites. Sept structures semblables l’accompagnent et
supportent de nouveaux rosiers sarmenteux ou buis-
sons, “Gloire de Dijon”, “La belle Sultane”, “Reine des
Violettes”, “Yolande d’Aragon” et tant d’autres…
Dans le château, des toiles et des cartons de Colette
BONZO sur le thème des roses. Une floraison puis-
sante pour des roseraies de rêve, une explosion de vie
qui escalade les vieux murs pour y créer de très
étranges et merveilleux jardins.
L’eau – thème de ces Rendez-vous 2007 – ruisselle de
la source au bassin, alimente la citerne. Une source
retrouvée et protégée d’une coque en voile de béton,
un bassin reconstruit, peuplé de poissons rouges et de
nénuphars… et une inauguration festive le samedi 2
juin à 16 heures.
Oh ! De l’eau !” : de la source, du ruisseau, du lavoir, de
la citerne : parcours et économie de l’eau. Restauration
d’une source perdue.
Vendredi 1er juin : réservé aux scolaires sur rendez-vous
(04 75 38 05 26). Entrée gratuite.
Samedi 2 juin : 10h-12h et 14h-30-19h, de la source
aux jardins. Promenade dans les jardins et visite du châ-
teau. Dégustation sonorisée d’eaux minérales locales
(entrée 2 €).
À 16h : inauguration officielle et néanmoins drôlatique
et festive de la source restaurée du château du Pin.
Dimanche 3 juin : 10-12h et 14h30-18h : de la source
aux jardins. Promenade dans les jardins et visite du châ-
teau. Dégustation sonorisée d’eaux minérales locales
(entrée 2 €).

12° ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PIN

Invitation 12° Estivales du Château du Pin

Cédric D’Império, Maire de Fabras et le
Conseil municipal, l’Association Colette
Bonzo, vous invitent à l’inauguration des 12e
ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PINle
mardi 17 juillet 2007à 18 heures, en présence
de Monsieur Jean-Claude Flory, Député de
l’Ardèche et de Monsieur Raoul L’herminier,
Conseiller général délégué à la Culture.

A l’occasion du 90e anniversaire de la naissance
de Colette BONZO (1917-1967) et du 40e de
sa disparition, exposition de tableaux monu-
mentaux et de dessins. Diaporama sur l’en-
semble de l’œuvre, projection vidéo du film
de Camille BROTTES Colette Bonzo, Une
femme en bataille, avec Dominique Blanc.

À 19 heures, lecture publique d’extraits du
livre paru aux Éditions du Pin : Colette Bonzo
(texte Christian BONTZOLAKIS, photogra-
phies Daniel PONSARD).

Présentation par Yvon DAVIS, metteur en
scène, de Miam !, spectacle écrit et joué par les
HABITANTSde la Communauté de com-
munes des Sources de l’Ardèche.

Martine DIERSÉ évoquera les jardins du châ-
teau du Pin (sculptures et végétaux) dans le
nouvel aménagement qu’elle a conçu.

Les 8, 9 et 10 août à 21 heures, sur le site du
Pont-de-l’Echelette (Fabras), représentations
du spectacle Miam ! sur le thème de la nourri-
ture, joué par les habitants de la Communauté
de communes des Sources de l’Ardèche. Mise
en scène Yvon DAVIS, scénographie Martine
DIERSÉ, régie Jean-Mary FEYNEROL, créa-
tion sonore Yves MÉJEAN.

Pendant les Journées Européennes du
Patrimoine(15 et 16 septembre), rencontre le
samedi 15 à 15 heures, avec Patrick COMBES
pour la sortie de son livre Sur le seuil, avec
Christian BONTZOLAKIS pour Théâtres
aux Éditions du Pin (collection “Comme ça”).

Du 17 juillet au 15 août, du mardi au vendre-
di à 16 h 30, visites commentées du château,
des jardins et de l’exposition.
Renseignements 04 75 38 05 26.

Les roses et le noir…”, une autre exposition
des œuvres de Colette Bonzo est visible à
la Fabrique du Pont-d’Aleyrac (Saint-
Pierreville) du 7 juillet au 12 août, du vendre-
di au dimanche, de 15 à 19 heures et sur ren-
dez-vous. Informations 04 75 66 65 25 –
mirabelbe@wanadoo.fr.

Le livre Colette Bonzo est édité en partenariat
avec la Fabrique du Pont-d’Aleyrac.

Biographie de “Colette Bonzo” - Texte : Christian Bontzolakis. Photos : Daniel Ponsard

 

ARCHIVES 2008

Rendez-vous aux jardins

Rendez-vous aux Jardins 2008 

Extrait du livre de Jean Dubuffet, “La botte à nique”.  Extrait du livre de Jean Dubuffet, “La botte à nique”.  Extrait du livre de Jean Dubuffet, “La botte à nique”.  Extrait du livre de Jean Dubuffet, “La botte à nique”.

 13ème Estivales du Château du Pin

 Invitation aux 13ème Estivales du Château du Pin 

Annet Perrin / Sculpture verre / Château du Pin 2008.   Anet Perrin, “sculpture verre pour les jardins du Château du Pin”, 2008.  Anet Perrin, “Sculpture verre pour les jardins du Château du Pin”, 2008.  Anet Perrin, “Sculpture verre pour les jardins du Château du Pin”, 2008.  Anet Perrin, “Sculpture verre pour les jardins du Château du Pin”, 2008.  Anet Perrin, “Sculpture verre pour les jardins du Château du Pin”, 2008.  Anet Perrin, “Sculpture verre pour les jardins du Château du Pin”, 2008.  Anet Perrin, “Sculpture verre pour les jardins du Château du Pin”, 2008.  Anet Perrin, “Sculpture verre pour les jardins du Château du Pin”, 2008.  Anet Perrin, “Sculpture verre pour les jardins du Château du Pin”, 2008.  Anet Perrin, “Sculpture verre pour les jardins du Château du Pin”, 2008.  Anet Perrin, “Sculpture verre pour les jardins du Château du Pin”, 2008.    Anet Perrin, “Sculpture verre pour les jardins du Château du Pin”, 2008.

Jean-Bernard Millau, sculpture.  Jean-Bernard Millau, sculpture.  Jean-Bernard Millau, sculpture.  Jean-Bernard Millau, sculpture.  Jean-Bernard Millau, sculpture.  Jean-Bernard Millau, sculpture.  Jean-Bernard Millau, sculpture.

Hubert Stérin, “sans titre”, collage, acrylique, tissu, 1983.  Hubert Stérin, “sans titre” collage, acrylique, papier d’aluminium, papier journal, 1983.  Hubert Stérin, “sans titre”, collage, acrylique, papier journal, 1983.  Hubert Stérin, “Gémellité”, acrylique sur carton et collage, 1983.  Hubert Stérin, “sans titre”, acrylique sur carton, 1983.  Hubert Stérin, collage matériaux divers et peinture acrylique.  Hubert Stérin, collage matériaux divers et peinture acrylique.  Hubert Stérin, dessin.  Hubert Stérin, dessin.  Hubert Stérin, texte manuscrit.

 Journées Européennes du Patrimoine (20-21 septembre 2008)

Samedi 20 septembre à 16 heures, débat organisé autour du thème Culture et patrimoine en milieu rural. Argumentaire.

“Culture et Patrimoine” : le thème, choisi cette année par le Ministère de la Culture, coïncide parfaitement avec nos actions. C’est pourquoi nous organisons le samedi 20 septembre à 16 heures, au château du Pin, une rencontre sur le thème Patrimoine et création en milieu rural. Les intervenants ? Des créateurs, des élus et des responsables de structures culturelles de la région. Avec des discussions sans langue de bois auxquelles tous sont conviés.

Quelques pistes de réflexion autour desquelles s’articuleront échanges et témoignages :

. Qu’entendre aujourd’hui à travers le mot “patrimoine”.

. Il y a milieu rural et milieu rural : quels sont les nôtres.

. Les lieux d’action : achitectures (anciennes ou contemporaines), extérieurs (jardins, nature, espaces publics…).

. Les atouts et les handicaps liés à l’implantation en milieu rural.

. La sensibilisation des élus aux actions culturelles liées au patrimoine en secteur rural.

. Le rôle et le activités des associations et des structures dans ce secteur.

. Comment et pourquoi des créateurs travaillent-ils en milieu patrimonial et/ou rural.

…Et, bien sûr, ces Journées du Patrimoine, seront l’occasion de visiter le château  et les jardins du Pin, avec les oeuvres du peintre Colette BONZO, du plasticien et écrivain Hubert STÉRIN, et celles de cinq sculpteurs : Martine DIERSÉ, Jean-Bernard MILLAU, Annet PERRIN, Odile RIVIÈRE et Alain ROUAULT.

Horaires des visites : samedi 20 et dimanche 21 septembre, de 10 à 12 heures et de 14 à 19 heures.

Les Éditions du Pin seront également au rendez-vous avec la publication de sept nouveaux livres.

Débat du samedi 20 septembre 2008 :

 Débat au Château du Pin : “Patrimoin et culture en milieu rural”

 

ARCHIVES 2009

“Rendez-vous aux jardins”, 5, 6 et 7 juin 2009. Invitation

 Invitation aux “Rendez-vous aux jardins” des 5, 6 et 7 juin 2009.

 Invitation aux 14e Estivales 

 Invitation aux 14e Estivales du Château du Pin - 2009

 

Les spectacles des Journées européennes du patrimoine (19 et 20 septembre 2009) 

 “Marie-Louise”, de et par Yves Paganelli.-

“Verticale n° 4″, de et par Sylvie Esperanza Molina.

 ARCHIVES 2010

 Hiver 2010, les jardins sous la neige

 Jardins du Château du Pin sous la neige. La tour Ouest.Jardins du Château du Pin sous la neige 4.Jardins du Château du Pin sous la neige. Nasse à rosiers.Jardins du Château du Pin sous la neige. Sculpture de Martine Diersé dans le Jardin des Ecuries brûlées.

 Jardins du Château du Pin sous la neige 3.Jardins du Château du Pin sous la neige 2.Jardins du Château du Pin sous la neige. Sculpture de Martine Diersé.

Les jardins du Château du Pin sous la neige

Les jardins du Château du Pin sous la neige

…Et, pour vous promener dans les jardins du château du Pin sous la neige (un souvenir de mars), suivez la visite guidée menée par sa jardinière Martine Diersé : cliquer sur le lien http://inforc.fr/podcast_jardin4saisons.html. Vous écouterez l’émission diffusée sur Radio Info RC. Un entretien réalisé par Léa Grange.

 

JOURNÉES “D’ATELIER EN ATELIER”, 14, 15 ET 16 MAI

4, 15 et 16 mai : D’atelier en atelier, une manifestation organisée en Ardèche par le Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche et l’association “D’atelier en atelier” pour découvrir les ateliers d’artistes et d’artisans. Au programme, la visite de l’atelier de Martine Diersé au Château du Pin, céramiques, gravures et sculptures (10 h à 19 h). Entrée libre.

Pour voir tous les sites des créateurs qui participent, cliquer sur ce lien :  www.datelierenatelier.fr/artistes.html

Les jardins du Château du Pin seront également ouverts à la visite (visite des jardins : 2 €).

Dans l’atelier de Martine DierséD’ATELIER EN ATELIER 2010

Télécharger le PDF de l’événement D’atelier en atelier.

“Rendez-vous aux jardins” 2010

Invitation aux “Rendez-vous aux jardins” 2010

4, 5 et 6 juin, dans le cadre des Rendez-vous aux jardins organisés par le Ministère de la Culture, les jardins et le château du Pin sont ouverts à la visite vendredi 4 juin (réservé aux scolaires sur rendez-vous), samedi 5 et dimanche 6 juin (visites commentées de 10 h à 12 h et de 15 h à 18 h 30). À 16 h 30, lectures sous les arbres : Les outils du jardinier, d’Olivier de Serres à Michel Butor. Entrée 2 €, gratuit pour les moins de 18 ans. L’entrée donne accès aux jardins, au château et aux lectures.  En dehors de ces dates, les jardins du Château du Pin sont ouverts à la visite sur rendez-vous (entrée : 2 €). Contact : 04 75 38 05 26. Télécharger l’invitation des Rendez-vous aux jardins : Invitation pour les “Rendez-vous aux jardins” 2010
Et, pour préparer les Rendez-vous aux jardins, consulter la brochure éditée par la DRAC Rhône-Alpes. Télécharger le PDF  Rendez-vous aux jardins Rhône-Alpes

 

INVITATION AUX 15e ESTIVALES - ÉTÉ 2010

 Invitation aux 15e Estivales du Château du Pin

 

LA CRÉATION DANSE, “Verticale 4″ avec Sylvie Molina : vendredi 30 juillet à 18 h sur la terrasse du château. Entrée:10 € / - de 12 ans : 5 €.

Sylvie Molina, “Verticale 4″, création danse.Sylvie Molina, “Vericale 4″Sylvie Molina, “Verticale 4″

Avec Sylvie Molina, la danse est épure, simplicité, énergie et lumière. Elle entre dans la lenteur pour mieux en creuser le secret. D’un pas à l’autre, la danse refuse tout effet et va vers l’effacement.

À Fabras, le corps, lieu de la trace, de la mémoire, de l’empreinte, du tracé, dialogue avec le jardin sculpté de Martine Diersé. L’à peine mouvement suffit à la chorégraphe : elle abandonne la danse au plus nu, n’en questionne pas moins son intensité.

À travers la réalisation et la production d’événements poétiques et populaires pour des espaces urbains ou naturels, Sylvie Molina lime toujours davantage les frontières entre artiste et public, notamment dans le cadre de « créations civiles » qui accueillent des centaines de participants.

Sylvie Molina associe fréquemment à ses projets sculpteurs, écrivains, musiciens et chanteurs. Danseuse pour des compagnies nationales, elle a collaboré avec Dominique Bagouet, Bernard Glandier, Suzon Holze, Didier Théron, Michèle Ettort, Isabelle Cavoit, Monique Duquesne, Pierre Deloche, Susan Buirge. Sylvie Molina travaille à Lyon et au Pays Basque. En 2004, dans le cadre des 9e Estivales, elle avait créé à Fabras « Lectures Froissées 2 ».

Journées européennes du Patrimoine

 

Blason des Chanaleilles.   .  LES JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE, samedi 18 et dimanche 19 septembre, de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h sur le thème proposé par le Ministère de la Culture : “Héros  ordinaires et extraordinaires”, visites commentées du château et des jardin. Entrée : 5 €, - de 12 ans 2,50 €.

Samedi : visite guidée à 10h, 11h, 14h30 et 15h30.  A 16 h 30 : conférence / débat, “Des Chanaleilles au peintre Colette Bonzo, héros ordinaires et extraordinaires au Château du Pin”.

Dimanche : visite guidée à 10h, 11h, 14h30, 15h30 et 16h30.

“D’ATELIER EN ATELIER” 11-12 décembre

 

Affiche “D’atelier en atelier” hiver 2010 . “D’ATELIER EN ATELIER” : samedi 11 et dimanche 12 décembre, l’association “D’atelier en atelier” organise des journées “portes ouvertes” où l’on peut visiter 80 ateliers d’artistes sur l’ensemble de l’Ardèche.

A cette occasion l’atelier de MARTINE DIERSÉ sera ouvert ce week-end de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h. L’entrée est libre. C’est aussi l’occasion de découvrir le site du château et des jardins du Pin.

Atelier de Martine DierséAtelier de Martine DierséAtelier de Martine DierséAtelier de Martine Diersé

Pour consulter la documentation sur  cette manifestation, cliquer sur ce lien : http://datelierenatelier.fr/

Pour télécharger en PDF la liste des ateliers sur l’ensemble du département, cliquer ici : Liste des ateliers

 

Voeux 2011

BELLE ANNÉE 2011 !

Martine Diersé, “Personnage couché”, terre cuite, 120 x 50 cm.                              -Colette Bonzo, “Le Manège”, détail, huile sur toile, 155 x 140 cm, 1954.

 Pour agrandir les images, cliquer sur les visuels.

 RENDEZ-VOUS AUX JARDINS 2011

Télécharger le document des “Rendez-vous aux jardins” 2011 en Rhône-Alpes :  Plaquette “Rendez-vous aux jardins” 2011

Télécharger l’invitation aux “Rendez-vous aux jardins” du Pin :  Rendez-vous aux jardins du Pin 2011

 

LA NUIT DU CHÂTEAU DU PIN

 . LA NUIT DU CHÂTEAU DU PIN, jeudi 11 août à 21 h 30 : la nuit descend, le château est bleu, rouge, vert. La nuit tombe. Les murailles vibrent d’images projetées. Oiseaux, femmes, roses et hommes volants s’accrochent aux pierres. Le château du Pin devient un immense vitrail. Et l’histoire commence : celle de Colette Bonzo qui vécut et travailla ici. Ses oeuvres, peintures monumentales et dessins, quittent les salles du château pour composer un très étrange rêve sur les vieilles pierres. Une projection sonorisée en direct avec des textes de l’artiste. Entrée 5 €. Buvette dans les jardins du château.

La nuit du château du Pin - 11 août 2011

 

. LES ÉDITIONS DU PIN participent au “2eme Festival du Livre en Montagne ardéchoise”, le dimanche 4 septembre, à la ferme de Bourlatier.  Plus de renseignements ? Cliquer ici.

. JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE : samedi 17 et dimanche 18 septembre. Visites du château et des jardins de 10 h à 12 h et de 15 h à 18 h 30 le samedi, de 10 h à 12 h et de 15 h à 18 h le dimanche. Entrée : 5 €. Demi-tarif moins de 12 ans.

 Journées européennes du patrimoine 2011.

Télécharger la plaquette des sites d’Ardèche à découvrir pour ces Journées du Patrimoine : cliquer  Plaquette Patrimoine 2011 pour l’Ardèche.

 

. AU CHATEAU-MUSÉE DE TOURNON-sur-RHÔNE, dimanche 30 octobre à 16 heures, rencontre avec CHRISTIAN BONTZOLAKIS, écrivain et fils de COLETTE BONZO,  autour des oeuvres du peintre. Rencontre suivie de la projection de la fiction documentaire “COLETTE BONZO, UNE FEMME EN BATAILLE”, de CAMILLE BROTTES, avec DOMINIQUE BLANC, en présence d’ANNE-MARIE FIJAL, compositeur de la musique du film.

 

 Visite guidée de l’exposition Colette Bonzo

DOMINIQUE BLANC, dans le film “UNE FEMME EN BATAILLE”

Dominique Blanc

AFFICHE DE L’EXPOSITION RÉTROSPECTIVE COLETTE BONZO ET REPORTAGE FRANCE 3 QUI LUI EST CONSACRÉE

L’EXPOSITION rétrospective des oeuvres de COLETTE BONZO, au CHÂTEAU-MUSÉE DE TOURNON - sur - RHÔNE (Ardèche) ainsi qu’à la bibliothèque municipale de cette ville, est prolongée jusqu’au 6 novembre. Plus de renseignements ? Cliquer ici.

. France 3 a consacré un reportage aux expositions Colette Bonzo à Tournon et à Fabras. Pour le visionner, cliquer ici.

Banderole expositions Colette Bonzo Château-Musée de Tournon-sur-Rhône / Château du Pin, Fabras

 

DONATION D’OEUVRES DE COLETTE BONZO AU CHÂTEAU-MUSÉE DE TOURNON-SUR-RHÔNE.  Le Combat de Coqs 2, composition monumentale emblématique de l’oeuvre du peintre, cinq autres  grands tableau, un fusain, une série de gravures : cette donation, récemment validée par la DRAC Rhône-Alpes, sera présentée au Château-Musée de Tournon (Musée de France). Outre le Combat de Coqs 2, La Charrette, Le Camion de viande, Le Cataclysme, Les mangeurs de moutons, L’Echafaud, La peine capitale. Une série d’huiles sur toile complétée par un fusain, Paillasse et par un ensemble de gravures sur le thème de la peine de mort. A voir sur le site de la Ville de Tournon (cliquer ici).

 Colette Bonzo : “Combat de Coqs”, huile sur toile, 200 x 200 cm, 1960.

 La peine capitale, gravure à l’eau forte extraite du livre “La Peine capitale”, texte d’Henri Queffélec, édition Manuel Brüker, Paris, 1962. Colette Bonzo, “Le Cataclysme”, 1955, huile sur toile, 197 x 202 cm L’Échafaud, huile sur toile, 200 x 120 cm, 1957. La Charrette, huile sur toile, 155 x 140 cm, 1954. Colette Bonzo, “Le camion de viande”, 1954, huile sur toile, 166 x 134 cm Colette Bonzo, “Les mangeurs de moutons”, 1956, huile sur toile, 202 x 302 cm Colette Bonzo, “Paillasse”, 1961, fusain sur papier, 28 x 20,50 cm

 

Promenade-souvenir d’été 2011 dans les jardins du Pin, parmi les fontaines de JULIEN CONSTANS, les sculptures de MARTINE DIERSÉ,  les floraisons en verre d’ANNET PERRIN, les photographies florales de DANIEL PONSARD…

 

Jardins du Pin - Printemps 2011

FLEUR VERRE D’ANNET PERRINprintemps 2011Jardins du Pin - Printemps 2011Jardins du Pin - Printemps 2011Jardins du Pin - Printemps 2011 - Sculpture d’Alain RouaultRose d’été.

Jardins du Pin - Printemps 2011Jardins du Pin - Printemps 2011Annet Perrin, verre (détail)- Papillon du premier jour d’été 2011  Rose d’été et insecte butineur

-Julien Constans, fontaine zinc (détail)

FLEUR VERRE D’ANNET PERRIN

Jardins du Pin - Printemps 2011Jardins du Pin - Printemps 2011 - Sculpture de Martine DierséJardins du Pin - Printemps 2011Jardins du Pin - Printemps 2011

 Jardins du Pin - Printemps 2011 - Sculptures de Martine Diersé 

Les jardins du Pin - Printemps 2011Les jardins du Pin - Printemps 2011Les jardins du Pin - Printemps 2011Jardins du Pin - Printemps 2011 - Sculpture de Martine DierséJardins du Pin - Printemps 2011Rose d’été, “rose verte”.

Julien Constans, fontaine zinc (détail)-

FLEUR VERRE D’ANNET PERRIN, SCULPTURE DE MARTINE DIERSÉ

Jardins du Pin - Printemps 2011  Jardins du Pin - Printemps 2011-Jardins du Pin - Printemps 2011 Julien Constans, fontaine zinc

Daniel Ponsard, “Les belles invitées”, installation photographie.

Jardins du Pin - Printemps 2011

 

. “RENDEZ-VOUS AUX JARDINS” : à l’occasion des “Rendez-vous aux jardins” 2012, visites des jardins et du château du Pin samedi 2 et dimanche 3 juin de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h 30. Pour découvrir un site unique parmi des roses à foison ! Entrée 5 €, gratuit pour les moins de 18 ans.

Rendez-vous aux jardins 2012

. INAUGURATION DES EXPOSITIONS MARINA BERNARDIN ET ARMAND GUÉRIN : samedi 2 juin à 17 h : dans les jardins, “Les p’tites têtes”, sculptures de Marina Bernardin, et les “Dessins de jardin”, encres d’Armand Guérin. Et aussi les sculptures de MARTINE DIERSÉ, et les roseraies, peintures de COLETTE BONZO dans le château. Expositions ouvertes jusqu’au 30 octobre.

“AU JARDIN (2)” :  à voir jusqu’au 10 juin à l’église romane de Balazuc (Ardèche), une exposition d’oeuvres de Martine Diersé, créatrice des jardins du Pin. Une série de gravures de grand format et des céramiques en lien avec ces jardins. Impressions de bois et de linos gravés, rehaussées d’encres colorées et d’impressions de végétaux frais. Tous les jours de 15 h à 18 h.

Martine Diersé : exposition “Au jardin (2)”. Eglise romane de Balazuc, 2012.

 

. LA NUIT DU JARDIN DU PIN, samedi 21 juillet à 21 h 30 : les façades du château s’illuminent, le jardin, ses roses et ses sculptures escaladent les murailles… Une création audiovisuelle avec un texte en direct - pour raconter autrement un jardin pas comme les autres. Entrée 5 €.

La nuit du jardin du Pin 2012

 

. THÉÂTRE / CRÉATION : LA DINDE.  Mercredi 8 et jeudi 9 août à 20 h 30. Avec MONIQUE SCHEIGAM et la voix de CLÉMENCE DESPREZ. Métamorphoses volatiles et drôlatique écrites par CHRISTIAN BONTZOLAKIS. Marionnette et accessoires : MARTINE DIERSÉ. Avec, comme mise en bouche au spectacle, POUR EN FINIR AVEC LES PIAFS,  lecture d’un texte de et par l’auteur.

Sur réservation (04 75 38 05 26). Libre participation aux frais.

Invitation théâtre : “La Dinde” / 8 et 9 août 2012

MONIQUE SCHEIGAM : comédienne et marionnettiste hors normes, de Las Vegas au Japon, de l’Afrique du Sud à l’Australie, Monique Scheigam a parcouru le monde entier avec le dramaturge Philippe Genty pour des spectacles navigant entre cirque, théâtre et marionnette. Une démarche d’exploration du langage visuel que l’on retrouve dans Quand les mains murmurent - l’hiver 2011, Monique Scheigam était l’invitée du Théâtre de Privas pour une tournée ardéchoise avec cette pièce de Françoise Pillet. Au château du Pin, elle crée un univers onirique, baroque et allumé, La Dinde, métamorphoses drôlatiques et volatiles, fantaisie pour bestioles, boîte à musique, houppette, bille, couteau, loupiotes, poupée Barbie et autres babioles. La neige, l’encens et Marcel Proust sont aussi de la partie. La parole, la gestuelle et la manipulation d’objets y dressent un guet-apens carnivore. Vraie fausse mondaine à manteau de fourrure, tour dévôte ou veuve inquiétante, la comédienne partage des souvenirs avec ses complices, un duo de renards. Lenteurs et brusqueries, cocasseries et caresses, jeux de miroir et froissements de fourrure aboutissent à la naissance de l’oiseau - une marionnette guillerette et croquignolette concoctée par Martine Diersé. Christian Bontzolakis a écrit le texte de cette brève forme théâtrale. Clémence Desprez, comédienne et chanteuse, prête également toutes les facettes de sa vois à cet univers loufoque, concassant les mots en virtuose de l’humour.

 Monique Scheigam / “La Dinde”

 

 guide-07-jep-2012.JPG  Château du Pin, porte Renaissance (détail)  JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE, samedi 15 et dimanche 16 septembre, de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h30 (entrée 5 €). Visites guidées du château et des jardins : “Un château de poche dans un jardin secret”. Découverte d’un site intimiste et mystérieux alliant patrimoine architectural, jardin d’artiste et art contemporain. Pour accéder au guide 07 des Journées du Patrimoine, cliquer sur le lien : Guide 07 Journées Européennes du Patrimoine 2012

 

LES EXPOS 2012

 Marina Bernardin “Les p’tites têtes”

 Armand Guérin, “Dessins de jardin”

. DU 30 JUIN AU 29 JUILLET : GIUSEPPE PENONE : “TRANSCRIPTION MUSICALE DE LA STRUCTURE DES ARBRES”. L’exposition joignant sons et gravures, films et livre d’artiste après avoir été présentée à La Fabrique du Pont d’Aleyrac (Saint-Pierreville) puis à Lagorce (crypte de l’église jusqu’au 24 juin),  ouvrira au Château du Pin le 30 juin et se poursuivra jusqu’au 29 juillet. Son voyage se terminera à Saint-Mélany du 3 au 31 août.

GIUSEPPE PENONE, sculpteur italien mondialement connu, construit son oeuvre sur ce qui relie l’homme à la nature et au temps, l’eau, les arbres, en particulier arbres. Châtaignier, noyer, cyprès, micocoulier, genévrier de Phénicie… il est venu en Ardèche au printemps 2011 enregistrer leur identité sonore. Les sons générés par ces arbres sont au coeur de l’exposition, et leur transcription musicale sur des partitions, accompagnés d’une série de gravures inspirées par certains de ces arbres. Un livre d’artiste édité à Paris par Bernard Chauveau complète l’exposition. Un Carnet, paru aux Editions du Pin,  retrace le parcours du sculpteur au cours de sa résidence en Ardèche, avec des textes de la conservatrice de la Grotte Chauvet DOMINIQUE BAFFIER et du paysagiste GILLES CLÉMENT. Enfin, un film documentaire, réalisé par Marco Di Castri, évoque cette traversée du département… “Traversées”… Le nom du collectif à l’initiative de l’invitation à Giuseppe Penone à rencontrer l’Ardèche, via les sites de quatre associations : La Fabrique du Pont d’Aleyrac (Saint-Pierreville), Pas d’Panique (Lagorce), Sur le sentier des lauzes (Saint-Mélany), Colette Bonzo (Château du Pin - Fabras).

EN SAVOIR PLUS SUR LA “STRUCTURE MUSICALE DES ARBRES” ET GIUSEPPE PENONE ? CLIQUER SUR CE LIEN :  www.traverseesdesardeches.com

Flash back en (quelques) photos de la venue de Giuseppe Penone au château du Pin en avril 2011.

Giuseppe Penone / Château du Pin / Avril 2011.

Giuseppe Penone / Château du Pin / Avril 2011.Giuseppe Penone / Château du Pin / Avril 2011.Giuseppe Penone / Château du Pin / Avril 2011.Giuseppe Penone / Château du Pin / Avril 2011.Giuseppe Penone / Château du Pin / Avril 2011.

Giuseppe Penone / Château du Pin / Avril 2011.Giuseppe Penone / Château du Pin / Avril 2011.Giuseppe Penone / Château du Pin / Avril 2011.

Giuseppe Penone, “Transcription musicale de la structure des arbres”, “Quercia (chêne)”, un arbre des jardins du Pin. gravure et partition, extrait du livre éponyme, éd. Bernard Chauveau. DR

 RENDEZ-VOUS AUX JARDINS 2013

 Affiche Rendez-vous aux jardins 2013   . “RENDEZ-VOUS AUX JARDINS” : visites commentées samedi 1er et dimanche 2 juin, de 10 h à 12 h et de 14 h30 à 19 h. Visites des jardins et du château : des roses par milliers sont au rendez-vous, à voir et à respirer ! Et l’occasion de découvrir les sculptures de MARTINE DIERSÉ et de SYLVIE KLEIN, les peintures de COLETTE BONZO et de SERGE VOLLE. Et de voir, ou revoir les dessins sur bâche de d’ARMAND GUÉRIN, les verres sculptés d’ANNET PERRIN, la sculpture d’ODILE RIVIÈRE. Entrée 5€. Gratuit pour les moins de 18 ans.

 Pour télécharger le Guide des Rendez-vous aux jardins Rhône-Alpes : Guide des Rendez-vous aux jardins Rhône-Alpes 2013.

Bernard Sultan    . Samedi et dimanche à 16 h. BERNARD SULTAN, écrivain, metteur en scène et comédien, ouvrira dans les jardins ses “CARNETS-JARDINS” : du théâtre en carnets. Les mots que l’on note au vol sur une feuille, les petits riens du quotidien - jardins secrets, promenades dans l’infini des choses pas finies. Carnets de bal, carnets du fleuve, carnets des bêtises délicieuses, lectures par effraction… Comment dire la légèreté insatiable de la vie ?… Bernard Sultan vit à Valence, dans la Drôme. Le théâtre et la poésie l’emmènent à travers toute la France, et récemment sur la scène de l’Étoile du Nord, à Paris. Il a été formé au Théâtre de Sartrouville au sen de la compagnie Patrice Chéreau, puis au Studio Théâtre de Vitry dirigé par Jacques Lasalle.

Invitation aux “Rendez-vous aux jardins”.

Invitation Rendez-vous aux jardins 2013

SAMEDI 20 JUILLET À 17 HEURES : INAUGURATION DES 18e ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PIN / INVITATION

INVITATION AUX 18e ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PIN / 2013

 . Mardi 23 et mercredi 24 juillet, Jardins miniatures, ateliers dirigés par la plasticienne SYLVIE GARRAUD avec les jeunes du Centre intercommunal de loisirs de Fabras. Le 24 juillet à 17 h, présentation des travaux réalisés.

 Journées européennes du patrimoine 2013  . SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE, JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE : visites du château, des jardins et des expositions de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 19 h. Entrée 5 €, demi-tarif moins de 12 ans.

EXPOS 2013 : SERGE VOLLE…

Serge Volle, huile sur bois.

… et SYLVIE KLEIN

 Sylvie Klein, “L’Oeillet”, “Le Volant”, sculpture sur bois.

Sylvie Klein : “L’Arche de Noë”, sculpture sur bois peint.

 

 . LECTURE le mercredi 18 décembre à 18 h. au Grand Café Français à Aubenas (Ardèche) : SERGE VOLLE lira des extraits de Pavane. Egalement au programme, des extraits de Les chasseurs, de CHRISTIAN BONTZOLAKIS, récemment paru chez Kallima éditeur, lus par l’auteur. Jean-Louis Dècle, Martine Diersé et Geneviève Gutierrez prêteront également leurs voix à cette manifestation.

 

RENDEZ-VOUS AUX JARDINS 2014

Rendez-vous aux jardins 2014

“Rendez-vous aux jardins” 2014

 INVITATION AUX 19e ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PIN

INVITATION AUX 19e ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PIN - 19 JUILLET 2014

 

JOURNÉES  EUROPÉENNES DU PATRIMOINE : SAMEDI 20 ET DIMANCHE 21 SEPTEMBRE

Samedi et dimanche, sur le thème “Patrimoine culturel, patrimoine naturel”, visites du château et des jardins de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 19 h.

Visites en lectures :

samedi à 16 h “Le livre des jardins du Pin”(Collectif d’auteurs), “Les chasseurs” de Christian Bontzolakis, “L’indigo du ciel” de Patrick Combes, “Corps de pierre” de Michèle Gat”,”Pavane” de Serge Volle.

dimanche à 16 h “Le livre des jardins du Pin”(Collectif d’auteurs), “Les chasseurs” de Christian Bontzolakis, “L’indigo du ciel” de Patrick Combes, “Corps de pierre” de Michèle Gat”, “Pavane” de Serge Volle.

dimanche à 17 h “La peau des drôles” de Gilbert Renou.

 Le prix d’entrée (5 €, moins de 12 ans 2,50 €) inclut la visite du château, des jardins, des expositions ainsi que les lectures.

 

RENDEZ-VOUS À L’ATELIER DE MARTINE DIERSÉ !

Rendez-vous à l’atelier 2014

SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 OCTOBRE, de 10 heures à 19 heures, visite de l’atelier de Martine Diersé, et l’occasion de découvrir les nouvelles oeuvres de l’artiste. Les “Rendez-vous à l’atelier !” sont organisés par la Région Rhône-Alpes et la MAPRA.

2015

Carte de voeux 2015

Carte de voeux 2015

 

“LES MOTS DÉGELÉS” ?  Un tout nouveau festival consacré à la “lecture en partage” ! C’est à Aubenas, en Ardèche, du 18 au 21 mars, et nos éditions y participent le samedi 21, de 11 h à 18 h, au Parc Seibel. Pour télécharger le programme complet du festival, rendez vous sur le site de nos éditions : www.editionsdupin.org (cliquer sur le visuel).

FESTIVAL “LES MOTS DÉGÉLÉS”

 

21 MAI : VISITE DU LYCÉE AGRICOLE DE ROANNE (LOIRE), CLASSE DE SECONDE ANNÉE DE BTS PAYSAGE

 CLASSE BTS LYCÉE AGRICOLE DE ROANNE - 21 MAI 2015

 

SAMEDI 30 MAI, “MON PAYS MA FÊTE” : nous participons à la manifestation organisée par le Pays d’Ardèche Méridionale sur le thème “Art et empreintes dans la nature” :

DES PIERRES AUX PLANTES”, une journée organisée autour des jardins du Pin.

Château du Pin©

Château du Pin©

Jardin©Château du Pin

Jardin©Château du Pin

Un groupe partira en balade aux alentours de Fabras avec Dimitri Moine, accompagnateur en randonnée. Il vous montrera comment l’intervention de l’homme a pu laisser sa trace dans le paysage (faïsses, plantations, aménagements, organisation), ainsi que l’empreinte de la faune et son rapport avec le végétal, l’importance du sol par rapport au paysage. L’autre groupe visitera les jardins du château et assistera à la confection  par Martine Diersé de monotypes :  comment imprimer un herbier à partir de plantes cueillies lors de la balade (utilisation de presses à graver -  à épreuves et à eau-forte).

Vers 12h30 : Repas tiré du sac, à proximité du Château du Pin puis les groupes s’inversent pour l’après midi.

RENDEZ-VOUS à 10 heures sur le parking du château.

Pour s’inscrire à cette journée et pour connaître l’ensemble des manifestations concoctées avec “Mon Pays ma fête” sur le thème “Art et empreintes dans la nature” les 29, 30 et 31 mai : www.monpaysmafete.net

ATELIER IMPRESSION VÉGÉTAUX DU 30 MAI 2015

INVITATION AUX RENDEZ-VOUS AUX JARDINS 2015 (cliquer pour agrandir)

INVITATION AUX RENDEZ-VOUS AUX JARDINS DU PIN - 2015

INVITATION AUX 20e ESTIVALES DU CHÂTEAU DU PIN

Invitation aux 20e Estivales du Château du Pin

JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE : SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 SEPTEMBRE, jardins et château se visitent de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 19 h. Visite-lecture du château et des jardins “Pierres, voile de béton et végétaux”, ou quand les jardins dialoguent avec pierre, voile de béton et végétaux.
Entrée 5 €. Moins de 15 ans demi-tarif.

visuel-journees-europeennes-du-patrimoine-2015_illustration-16-9.jpg

Pour accéder au programme détaillé des Journées du Patrimoine en Ardèche, cliquer sur ce fichier :  jep2015_ardeche.pdf

.  SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 NOVEMBRE,  “CARTE BLANCHE” AUX ÉDITIONS DU PIN QUI PARTICIPENT AU  5e SALON DU LIVRE, AU CHÂTEAU DE VOGUË (ARDÈCHE), “TERRITOIRES DE L’ÉCRIT”.  UNE EXPOSITION DES PHOTOGRAPHIES DE DAVID MOLINA, DES SIGNATURES DE LIVRES PAR NOS AUTEURS - CHRISTIAN BONTZOLAKIS, PATRICK COMBES, DAVID MOLINA, SERGE VOLLE. ET BIEN SÛR DES LECTURES. PLUS DE DÉTAILS ? CLIQUER SUR LE VISUEL.

 Salon du Livre - Château de Voguë - 14 et 15 novembre 2015

 

2016

VOEUX 2016

 voeux-2016.jpg

.  SAMEDI 26 MARS DE 10 H À 18 H, NOS ÉDITIONS (ÉDITIONS DU PIN) PARTICIPENT AU FESTIVAL DES MOTS DÉGELÉS, CENTRE SOCIO-CULTUREL LE PALABRE (parc Seibel, Aubenas, Ardèche). 

Affiche festival 2016 “Les mots dégelés”

 

 . Samedi 4 et dimanche 5 juin, RENDEZ-VOUS AUX JARDINS. Des roses et des parfums à foison ! Visite du château et des jardins sans rendez-vous, de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h. 5 €. Gratuit pour les moins de 18 ans. L’accès au château est inclus dans le prix.

. Dimanche 5 juin, de 15 h à 18 h, JOCELYNE BÉTINAS, auteure avec MARTINE DUMOND de Ardèche pour les curieux, dédicacera leur livre qui vient de paraître aux éditions Bonneton, consacré aux lieux insolites du département - dont le château du Pin.

. Jusqu’au mardi 7 juin, dans le cadre de la SEMAINE DE L’AMÉRIQUE LATINE ET DES CARAÏBES (initiée par le Ministère de la Culture et du Sénat), exposition dans les jardins de visuels réalisés par les élèves des collèges du Portalet (Largentière - Ardèche) et Maryse Condé (La Désirade - Guadeloupe).

 

 

 rendez-vous-aux-jardins-2016.jpg

 

 Invitation 21e Estivales du Château du Pin - 2016

 

VENDREDI 12 AOÛT, 20 h 30 : CHICHIS ET GRANDS SENTIMENTS, avec LES OKAZ. Chansons drôlatiques et tralalas ! Fredy Risterucci et Sylviane Pierlet nous emmènent dans l’univers haut en couleurs de la chanson populaire, et nous parlent sans ambages de leur condition de femme. Spectacle dans la salle des gardes du château du Pin. Libre participation aux frais. Réservation indispensable (04 75 38 05 26 ou contact@chateaudupin.org

 

Chichis et grands sentiments, affiche du spectacle.

 

 

 

Affiche Journées européennes du Patrimoine 2016

 

Journées européennes du patrimoine. Patrimoine et Citoyenneté

Samedi 17 et dimanche 18 septembre, de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h 30 : visite du château et des jardins. 5 €. Demi-tarif moins de 12 ans. L’accès au jardin est inclus dans le prix.

 

EXPOSITIONS 2016
aff-lepin-chateau-2016.jpg

aff-lepin-jardin-2016.jpg

 Voeux 2017

voeuxlepin2017web.jpg

 

Affiche Rendez-vous aux jardins 2017

 

. Les “RENDEZ-VOUS AUX JARDINS” : samedi 3 et dimanche 4 juin, visites des jardins et du château de 10 h à 12 heures et de 14 h 30 à 18 heures. Entrée : 5 €, gratuit pour les moins de 18 ans. L’accès au château est inclus dans le prix. C’est aussi l’occasion d’échanger entre visiteurs graines ou boutures !

 

.  JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE, samedi 16 et dimanche 17 septembre de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h 30. Visites du château, des jardins et des expositions. Entrée 5 €. Demi-tarif moins de 12 ans.

 

 jep-2017-c-mc-atelier-25.jpg

. LECTURE / RENCONTRE  À  LA MÉDIATHÈQUE D’AUBENAS : samedi 23 septembre à 15 h, à l’occasion de la parution de leurs livres aux Éditions du Pin, lecture / rencontre avec Patrick Combes, François Seigneur, Serge Volle. En savoir plus ? Cliquer ici.

 

.  Dans le cadre des Échappées, en écho au Partage des eaux, un parcours artistique dans les Monts d’Ardèche porté par le Parc naturel régional des Monts d’Ardèche, notre association avait invité François Seigneur, architecte, plasticien et musicien.  Du 1er juillet au 1er novembre, château et jardins accueillaient son oeuvre plastique.

    Avec “ARCHITECTURE / AUTONOMIES PARTAGÉES” nous sommes aujourd’hui partenaire du  Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE) de Privas (Ardèche) pour une exposition où François Seigneur explore les voies d’une architecture écologique et sociale. Vous êtes les bienvenus à l’inauguration du mercredi 8 novembre à 18 h, qui sera suivie d’une conférence. François Seigneur animera par ailleurs le 9 novembre un atelier avec les élèves du lycée du Sacré-Coeur de Privas et leurs enseignantes, Isabelle Descours et Anne-Marie Rey. Exposition du 9 novembre au 20 décembre.

Pour tout savoir sur cette manifestation, cliquer sur ce lien : http://mailchi.mp/22529258b04d/invitation-exposition?e=d25a0b9c57

D’autres informations sur François Seigneur et sur les oeuvres qu’il présentait au Pin ?  CLIQUER ICI 

 

 

Les partenaires du Partage des  eaux et des Echappées :

 

bloc-logo-partenaire-partage-des-eauxnb.jpg

 

 

 

Pour consulter le programme du PARTAGE DES EAUX, cliquer ici : depliant-prog2.pdf